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samedi 28 janvier 2017

Le nucléaire, c'est bon pour ce que vous (n')avez (pas encore) !

60 ans d'accidents nucléaires, et aujourd'hui, et demain ?
 
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Voilà un article qui était resté à l'état de brouillon dans mes cartons, sur la base d'une publication par Arte Future de juillet 2016. C'est un récapitulatif des principaux accidents nucléaires dans le monde pour ces 60 dernières années. Certaines planches sont illustrées d'un lien cliquable ou d'une vidéo.

 
Il est question ici d'accidents majeurs, donc de phénomènes hors contôle humain. Mais qu'en est-il des relâchements massifs de radioactivité dans l'environnement, sciemment voulus et déclenchés par la main de l'homme ? Autrement dit, les essais d'armes atomiques, aériens ou souterrains ?

Voici résumée en 7 minutes une chronologie des 2053 explosions nucléaires ayant eu lieu dans le monde entre 1945 et 1998. Vous avez bien lu : 2053 ! Depuis, 5 tirs supplémentaires ont été effectués, 2 par l'Inde, 1 par le Pakistan, et 3 par la Corée du Nord.




Mais n'oublions pas, nous avons vu dans l'article précédent sur la rejustification des critères de risques de la loi Euratom que même un fonctionnement quotidien et "normal" de l'industrie nucléaire civile (et militaire) engendre des risques sanitaires pour la population, qui s'ils étaient évalués à leur juste niveau engendreraient de tels coûts et une telle perte de compétitivité que cela signifierait à coup sûr la mort de cette industrie ! Tout cela est basé sur des études scientifiques solides, voir ou revoir par exemple l'article sur les cas de leucémie infantile autour des centrales nucléaires.

Et les risques d'accident nucléaire majeur, en France et en Europe, qu'en est-il ?

Hé bien il n'est pas simple du tout de s'en faire une idée juste, pour plusieurs raisons. Pour commencer, tout cela repose sur des chiffres, et n'étant ni scientifique et encore moins matheux, je ne suis pas là en terrain de confiance. Ensuite tout ce que je peux dire, c'est qu'une fois de plus, j'ai l'impression de patauger dans des données absconses, des considérations à géométrie variable et des affirmations à la "mords-moi le neutron", bref de quoi probablement rebuter ou égarer bien des personnes "non averties". De plus et comme dans n'importe quel domaine, on s'aperçoit que des spécialistes à priori dignes de confiance mais bêtement humains peuvent faire des erreurs...

Ainsi en 2011 après la catastrophe de Fukushima, Bernard Laponche, physicien nucléaire, et Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, publient leurs calculs sur la probabilité que survienne un accident nucléaire grave chez nous ou en Europe. Leurs résulats sont effrayants : 50 % de risques pour la France, plus de 100 % pour l'Europe qu'une catastrophe majeure se produise pendant la durée de vie du parc nucléaire actuel ! Bon, même si je n'entends rien à la science des statistiques, plus de 100 % de risques, c'est un peu bizarre... Comment quelque chose peut-il se produire plus souvent qu'à tous les coups ? Par la suite, Etienne Ghys, Directeur de recherche au CNRS, a fait remarquer qu'une erreur dans la méthode de calcul faussait ces résulats, et qu'il fallait plutôt considérer une probabilité de 72 % de risque d'accident grave en Europe, d'où je déduis 49 % pour la France, dans les 30 ans à venir.

Vous imaginez cela ? une "chance" sur deux que ça pète en France, dans les 30 ans qui viennent ?

Mais ce ne sont que des chiffres, qui selon comment on les accommode, les ficèle, les associe ou les dissimule, diront bien à peu près ce qu'on voudra ! Et qui pourra juger de l'existence et de l'opportunité de tous les paramètres possibles ? Qui va pouvoir évaluer l'impact exact de l'amélioration des techniques de sécurité, de la dégradation physique du matériel et psychologique des hommes, de l'humeur de la Terre et des phénomènes naturels qu'elle occasionne ?

Si vous cherchez un peu, vous trouverez de brillantes démonstrations disant que l'énergie nucléaire est celle qui tue le moins, et que Tchernobyl, c'est 4000 morts, soit environ le nombre de tués sur la route chaque année dans notre pays. Pour autant, quelq'un a-t-il déjà demandé la sortie de l'automobile ? Non ? Alors faut-il être stupide pour demander l'arrêt du nucléaire !
Ca me rappelle Erdogan, alors Premier ministre en Turquie, lors d'une interview télé après le tremblement de terre ayant frappé son pays en 2011 : "Lors des séismes, il est courant que des ponts s'effondrent, va-t-on donc renoncer à construire des ponts ? Non, alors pourquoi renoncerions-nous à nos projets de bâtir une centrale nucléaire ?" Ainsi va le monde ...

Je crois qu'il y a surtout une chose qu'il ne faut pas oublier : aucun accident nucléaire, qu'il soit bénin ou catastrophique (à part les rarissimes sabotages), n'est jamais survenu délibérément, par volonté expresse de l'homme. Lequel a toujours jugé, au niveau des décisionnaires, que rien de fâcheux ne pourrait jamais arriver, car tout avait été fait et pensé pour cela.

Voilà pourtant des décennies que l'on sait que c'est faux, et que ça le sera toujours, envers et contre toute belle déclaration officielle ...

Certes,
en mai 2011 lors d'une audition parlementaire, Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, annonçait "Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n'est pas un accident standard" Mais encore une fois, comment envisager l'inimaginable, ne serait-ce qu'en termes de coût et de rentabilité ??

Pierre-Franck Chevet, Président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, annonce clairement quant à lui "un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part" et considère que la sûreté nucléaire dans notre pays présente un contexte "particulièrement préoccupant".
Voilà, on le sait, ils l'ont dit. Qu'est-ce que ça change, dans la fuite en avant des décideurs chez EDF, Areva, CEA, etc, et des politiques qui leurs sont inféodés ? Rien. D'ici quelques mois, nous pourrons influer sur cette course vers l'abîme par nos bulletins de vote, et peut-être ainsi récupérer plus de pouvoir que nous n'en avons jamais eu.

 
N'oubliez jamais, et faites-le savoir.

 ~ ☢ ~

Sources :


Arte Future - Timeline : 60 ans d'accidents nucléaires
Accident nucléaire : une certitude statistique - article de Libération
Accident nucléaire : une certitude statistique - commentaire par Étienne Ghys
Le risque d'accident nucléaire majeur : calcul et perception des probabilités
Modélisation des accidents nucléaires civils : Prévision à l'horizon 2030

Nucléaire: la France doit se préparer à des accidents «inimaginables» 
Trente ans après Tchernobyl, «un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part»
Sûreté nucléaire : un contexte «particulièrement préoccupant», selon l'ASN 
Évaluation de risques d'accidents nucléaires comparés à ceux d'autres filières énergétiques


mardi 17 janvier 2017

La "clause-suicide" de rejustification Euratom, la fin du nucléaire en Europe


(23'15'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (155 Mo)
(Nota : faites défiler les pages jusqu'en bas pour les liens de téléchargement)

Télécharger la transcription de la vidéo en français / en anglais

N'hésitez pas à "liker" la vidéo sur YouTube en cliquant sur le pouce bleu et à la partager ainsi que cet article pour améliorer leur visibilité, merci :)


Des études scientifiques et éléments de preuves récents montrent que les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants sont nettement sous-évalués par les législations actuelles, qui les fixent à un niveau 150 fois trop faible ! Cela signifie que si l'agglomération parisienne était soumise à l'exposition maximum légalement tolérée de 1 millisievert pendant un an, le nombre de morts supplémentaires par cancers s’élèverait à 630 personnes, soit bien plus que les victimes des attentats dans la capitale !

En clair, cela implique que l'industrie nucléaire doit réduire considérablement ses niveaux de rejets dans l'environnement pour certains radionucléides (uranium, tritium, carbone 14, strontium, plutonium) pour s'adapter dans la réalité au niveau de risque légal qu'elle prétend respecter, et que cela sera si coûteux et qu'elle deviendra alors si peu concurrentielle que cela signe à coup sûr son arrêt de mort !


Comment cela est-il possible ?

Le professeur Christopher Busby nous explique dans cette vidéo du 15 décembre 2016 que toutes les législations de radioprotection actuelles, y compris les lois européennes Euratom dont nous dépendons, découlent des préconisations de la Comission Internationale de Protection Radiologique, elles-mêmes issues d'études chapeautées après guerre par les États-Unis sur les survivants japonais des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki. Hors il est maintenant avéré que ces études ont été honteusement manipulées en 1973 pour minimiser le nombre de victimes par cancer dus aux radiations.


Que pouvons-nous faire pour changer cela ?

La loi européenne Euratom contient une "clause suicide", stipulant que les dommages sanitaires entraînés par une exposition aux rayonnements ionisants doivent être justifiés en rapport des bénéfices procurés par la pratique les ayant générés, et que cette justification peut être révisée suite à l'acquisition de toute nouvelle connaissance sur leur efficacité ou conséquences.


Tout citoyen de chaque État membre européen, possédant ou non des installations nucléaires en propre, peut donc demander une re-justification de ces critères "d'acceptabilité" du nucléaire civil et militaire en adressant une requête au contact désigné par Euratom pour son pays.

Le professeur Busby engage donc chaque citoyen européen qui le souhaite à compléter une lettre-modèle avec ses propres coordonnées et à la faire parvenir par courrier électronique ou par voie postale en recommandé au responsable désigné par Euratom pour son pays. Pour la France, il s'agit de :

Pierre-Franck CHEVET,
Autorité de sureté nucléaire,
15, rue Louis Lejeune
CS 70013
92541 Montrouge cedex 





Voici les contacts pour les autres pays européens francophones :

BELGIQUE :
Jan BENS
Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire
Rue Ravenstein 36
1000 Bruxelles
Belgique



LUXEMBOURG :
Patrick MAJERUS
Ministère de la Santé
Division de la Radioprotection
Villa Louvigny
Allée Marconi,
L-2120 Luxembourg
Luxembourg



SUISSE :
Sébastien BAECHLER
Office fédéral de la santé publique OFSP
Unité de direction Protection des consommateurs
Division Radioprotection
Schwarzenburgstrasse 165
CH - 3003 Berne




▶ Télécharger le modèle de lettre au format Word  en français  /  en anglais

Voici un aperçu de la lettre-modèle traduite en français :




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Pour en savoir plus sur EURATOM, vous pouvez consulter cet article sur le site "Toute l'Europe" : Qu'est-ce qu' Euratom ?

 ~ ☢ ~

Sources, liens et remerciements :

Sites web originaux soutenant la campagne de rejustification :
http://www.greenaudit.org/re-justification-euratom-treaty-homepage/
Euratom Campaign, template for all European countries (en)

Directive 96/29/Euratom du Conseil du 13 mai 1996

Liste de contacts où envoyer la requête, membres des Autorités de radioprotection européennes (en)

Hiroshima survivors exposed to very low doses of A-bomb primary radiation showed a high risk for cancers (en)

Publications scientifiques Tomoyuki Watanabe (en)

Publication du Dr Busby dans "Genetics' du 1er décembre 2016 (en)

Genetic radiation risks: a neglected topic in the low dose debate (en)

Aspects of DNA Damage from Internal Radionuclides (en)

Uranium Epidemiology (en)

La G@zette Nucléaire sur le Net! - Débat sur les faibles doses

Effets sanitaires de l'exposition aux faibles doses de radiations ionisantes : position de l'IRSN sur le rapport du CERI et recommandations 

Autorité de sûreté nucléaire (ASN), rubrique "contact"

Merci à Chris Busby pour sa relecture et correction de ma transcription de la vidéo,
et à Odile Girard pour sa traduction française de la lettre-modèle et une partie des liens ci-dessus :)



dimanche 10 mai 2015

Leucémie infantile et centrales nucléaires - W. Hoffmann 28.08.2010


(27'26'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (191 Mo)

Transcription  en français  / en anglais

Wolfgang Hoffmann est professeur d'épidémiologie en soins de santé et santé communautaire, ainsi que directeur de l'Institut pour la médecine communautaire à l'École de médecine de l'université Ernst-Moritz-Arndt à Greifswald en Allemagne. Ses thèmes de recherche portent sur l'épidémiologie des facteurs de risques environnementaux, l'épidémiologie des soins de santé, de nouveaux concepts de soins de santé et de prévention, l'épidémiologie des maladies chroniques et les méthodes épidémiologiques.
Le Pr Hoffmann a également fait partie pendant 6 ans du comité d'experts qui ont mené l'étude KiKK, lancée en Allemagne en 2002.


Il nous parle ici de cette étude, qui montre sans doute possible que plus on s'approche de n'importe quelle centrale nucléaire allemande en exploitation commerciale normale, plus les cas de leucémie infantile chez les enfants de 0 à 5 ans augmentent parmi les résidents.

D'après-vous, peut-on imaginer que ce fait indiscutable n'existe qu'en Allemagne ?

En 2014, le biologiste anglais Ian Fairlie a confirmé les résultats de cette étude, je vous invite à lire une traduction en français d'un article qu'il  a publié à ce propos par Georges Magnier sur son blog "Vivre après Fukushima", merci à lui pour ce travail : Leucémies des enfants : leur augmentation autour des centrales nucléaires est confirmée


Egalement signalés par Georges et pour ceux qui lisent l'anglais, voici deux articles de Ian Fairlie sur son propre blog :
Childhood Leukemias Near Nuclear Power Stations: new article
Childhood Leukemias Near Nuclear Power Stations: 482 downloads
Et pour finir, un article qu'il a publié en 2009 :
Commentary: childhood cancer near nuclear power stations

Et en France ? Hé bien voici l'étude Géocap publiée en 2012, dans un document malheureusement en anglais : Childhood leukemia around French nuclear power plants - The Geocap study, 2002–2007

Repères mentionnés dans la vidéo :

 
(1) DRG, Diagnostic Related Group, groupes homogène de diagnostic : utilisé pour la tarification et le remboursement dans les hôpitaux, entre autres en Allemagne.
Voir Diagnosis Related Group sur Wikipedia
 
(2) IPPNW, International Physicians for the Prevention of Nuclear War, Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire

International : http://www.ippnw.org/ 
Europe : http://www.ippnw.eu/
France : http://amfpgn.org/site/category/qui-sommes-nous/amfpgn-presentation/

 
(3) Childhood Leukemia and Cancers Near German Nuclear Reactors: Significance, Context, and Ramifications of Recent Studies, Rudi H. Nussbaum

Liens connexes :

 
The Germann KiKK study : http://www.alfred-koerblein.de/cancer/english/kikk.htm

IPPNW, 19ème congrès mondial à Basel en Suisse, du 25 au 30 août 2010 :
http://ippnw2010.org/index.php?id=1

Sources et crédits : 

Vidéo originale de Christopher Johansson : https://vimeo.com/15104807
Merci à Odile Girard pour son aide lors de la traduction et relecture : http://www.fukushima-is-still-news.com/
Merci au Pr Wolfgang Hoffman pour ses corrections et améliorations à la transcription de son discours original, afin de rendre son propos plus explicite.


lundi 28 janvier 2013

Déchets nucléaires, un cadeau éternel

Nous avons déjà vu dans un documentaire précédent situé en Australie (Uranium, l'origine du mal) que les déchets issus de la filière nucléaire posent déjà de graves problèmes environnementaux et sanitaires dès les toutes premières étapes de cette industrie, c'est à dire l'extraction du minerai. Mais qu'en est-il de ces activités minières, dans notre pays cette fois ?



(1h47'28'' Fr) - Télécharger la vidéo (735 Mo)

Uranium, le scandale de la France contaminée
A part les riverains des anciens sites miniers, qui sait ou se souvient que la France a elle aussi pratiqué l'exploitation minière de l'uranium sur son propre sol, pendant des décennies ?
A voir ou à revoir, cette enquête de "Pièces à conviction" diffusée sur France 3 le 11 Février 2009, et qui dénonce la gestion par Areva de ses anciens sites miniers. En s’appuyant sur les travaux de la CRIIRAD et d’associations locales, elle révèle que depuis 1945, une quantité considérable de déchets issus des anciennes mines d’uranium a été abandonnée sans protection. Disséminés autour des sites, enfouis ou recyclés pour fabriquer des routes ou des remblais, près de 300 000 tonnes de stériles (matériaux trop faible en uranium pour donner lieu à une exploitation) ou de résidus radioactifs continuent, partout en France, à polluer l’environnement. Cette émission suscitera d'ailleurs des "réactions en chaîne" à travers le pays.

Hélas, l'ensemble des filières nucléaires, civiles et militaires, génèrent des effluents et pollutions dangereuses de la biosphère, y compris lors de leur fonctionnement "normal", lesquels se retrouvent volontairement ou accidentellement diluées dans l'environnement, et des déchets comme le combustible nucléaire, une fois qu'il est épuisé et recyclé ou stocké.



(30'48'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (164 Mo)

Le nucléaire, 70 ans de secret et de déchets
Le 2 Décembre 2012 a marqué les 70 ans de la première réaction nucléaire en chaîne auto-entretenue, créée par l'homme. Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education nous propose par ce podcast de revenir sur l'évolution du nucléaire depuis ces premiers pas, pour constater que depuis les origines, de nombreux problèmes sociétaux et environnementaux perdurent, et que des solutions fiables, toujours promises pour le lendemain, restent et probablement resteront hors de notre portée. Voilà encore de multiples occasions de constater l'incroyable irresponsabilité de nombre de nos dirigeants, qu'ils soient militaires, scientifiques ou politiques.



(33'37'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (230 Mo)

Déchets nucléaires, le cadeau éternel
Les humains peuvent-ils trouver un moyen sûr de stocker les déchets nucléaires ? Arnie Gundersen de Fairewinds et Margaret Harrington de CCTV essayent de répondre à cette question, et discutent du stockage à long terme des déchets nucléaires aux Etats-Unis et dans le monde. Il en ressort que partout dans le monde, le retraitement des combustibles nucléaires usagés s'est surtout révélé être une chimère (malgré les cocoricos mensongers de notre industrie nationale), et qu'il n'y a tout simplement pas de solution sûre pour garder ces matières hors de la biosphère pendant des centaines de milliers d'années. Pourtant, les partisans du nucléaire affirment qu'il est possible de stocker des déchets nucléaires pour toujours, alors que dans le même temps ils prétendent qu'il n'existe aucune technologie pour stocker l'électricité produite à partir d'énergie solaire ou éolienne pendant la nuit, jusqu'au lendemain !
L'exemple du site d'enfouissement de Yucca Mountain dans le Nevada, qui aurait dû recevoir le combustible usagé Américain, et dont le dossier est régulièrement qualifié de "torchon", est un bel exemple de gabegie politico-nucléaire.



(52'50'' Fr) - Télécharger la vidéo (363 Mo)

Nucléaire, un si long silence
Silence et mensonge ont toujours fait partie de la culture du nucléaire. Revenons presque 30 ans en arrière, via cette édition spéciale de l'émission Arrêt sur Images de France 5, diffusée le 25 Avril 1999, qui aborde les nombreux problèmes liés à la gestion des déchets nucléaires, transport et recyclage compris.

Comme on nous le répète depuis 60 ans, il n'y a pas de problèmes, tout va bien. Et si toutefois on voulait se pencher sur quelques problèmes gênants, bah, la solution, dans 100 ans, on l'aura trouvée !



(26'04'' Fr) - Télécharger la vidéo (177 Mo)

C'est pas sorcier, que faire des déchets nucléaires ?
Dans cet épisode de la célèbre série de France 3 de 2010, on nous dit que "L'avantage d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle ne produit pas de gaz à effet de serre. Un atout formidable pour lutter contre le changement climatique qui s'annonce... L'inconvénient d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle produit des déchets. Des déchets contaminés, dont certains resteront radioactifs pendant des milliers, voire des millions d'années ! Que faire de nos déchets nucléaires ? C'est la question que Fred et Jamy se sont posée. Que se passe-t-il quand des particules radioactives sont inhalées ou ingérées ? De 30 ans à un milliard d'années... combien de temps faut-il pour qu'un déchet cesse d'être radioactif ? Que fait-on des déchets les plus radioactifs ? Pourquoi a-t-on choisi d'enterrer certains déchets dans les couches géologiques profondes ? Qu'adviendra-t-il de ces déchets dans 4000 ans ? Dans 200 000 ans ?"



(26'18'' Fr) - Télécharger la vidéo (132 Mo)

C'est pas sorcier, les déchets nucléaires
C'est ce que l'on pourrait en effet penser au vu de cet autre épisode de Mars 2011, où Jamy et Fred nous présentent une vision somme toutes bon enfant et rassurante des choses. Mais comme à son habitude, elle a du moins le mérite d'être didactique, abordant au passage des notions de base sur la fission, la radioactivité et ses effets, la durée de vie des matières radioactives, etc.



(21'57'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (160 Mo)

Nucléaire déchets immédiats
Que faire des déchets nucléaires ? C'est également la question que pose cette émission de la série "Tell Quel" diffusée le 9 Mai 1978 par la Télévision Suisse Romande, qui enquête sur les politiques pratiquées sur ce point par la République Fédérale Allemande, la Suisse et la France. J'avoue avoir été assez stupéfait d'entendre le directeur d'alors du centre de la Hague présenter ses installations comme un centre de "régénération", et les comparer à une blanchisserie, "qui reçoit un vêtement sale, et doit le rendre propre à son client" !


(6'51", Fr)
Le nucléaire, une énergie renouvelable et recyclable
D'ailleurs, 30 ans plus tard, AREVA persiste et signe, via un clip d'Octobre 2009 qu'il a malheureusement retiré de sa chaîne désormais : "AREVA a fait le choix industriel du recyclage des combustibles nucléaires" Comment ça fonctionne ? Très simple, en assenant encore et toujours les mêmes mensonges :
"4% de déchets ultimes, 96% de matières recyclables" !




(1h38'22'' Fr) - Télécharger la vidéo (669 Mo)

Déchets, le cauchemar du nucléaire
Les déchets sont le talon d'Achille du nucléaire, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais qu'en connaissons-nous exactement ? Comment avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Qui décide ? Que ce soit en France, en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique de 2009 diffusée par Arte en Mars 2012 aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent lourd sur l'avenir de l'humanité.



(5'56'' Fr) - Télécharger la vidéo (47 Mo)


(4'39'' Sp + Fr) - Télécharger la vidéo (38 Mo)

L'énergie du désespoir...
Mais qu'importe, les ressorts et les leviers pour manipuler la population sont biens connus, et toujours identiques, basés sur les soucis quotidiens de tout un chacun, et la capacité d'oubli extraordinaire du commun des mortels.
Et pour acheter les populations et les consciences, quoi de mieux que de faire miroiter argent et emplois là où une installation nucléaire doit prendre place ? Les supporters y deviendrons souvent légion. Peu importe les conséquences, les dommages collatéraux, le risque encouru. Peu importe le long terme, les générations futures...  Parmi de nombreux autres, voici un exemple au Canada, et un autre en Espagne, de petits villages à l'agonie, dont les édiles et une bonne part de la population rêvent que l'hébergement d'un site de stockage de déchets radioactifs évite à leur communauté de décliner et disparaître. Et bien entendu, on assure à tous ces gens, en plus d'une prospérité retrouvée, que tout cela ne peut présenter aucun risque, en aucun cas... En tous cas, de l'avis de chômeurs du village Espagnol, "il vaut mieux mourir du nucléaire le ventre plein, que mourir de faim sans lui !" 

Quelle sera donc la solution finale, existera-t-elle un jour ?



(1h15'15'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (291 Mo)

Into Eternity - Onkalo
"Au Nord de la Finlande, Onkalo est la première installation de stockage de déchets nucléaires conçue pour durer 100.000 ans. S'adressant aux générations futures, ce documentaire de Michael Madsen en forme de film de science-fiction montre ces travaux gigantesques - cinq kilomètres de galeries plongeant 500 mètres sous terre - et pose la problématique de l'élimination des déchets radioactifs sous l'angle de la temporalité. Impliquant une responsabilité millénaire, celle-ci nous oblige à adopter une autre échelle de durée."

Mais quel crédit accorder finalement à ces sages paroles, quand on constate que sur tous les continents, tout ce qui importe ce sont les bénéfices immédiats, la rentabilité (quand ce n'est pas la survie) à court terme, et que les problèmes, "il sera bien temps d'y penser dans 100 ans, quand on sera plus intelligents et plus à même de les résoudre" ??


(19'52'' Fr) - Télécharger la vidéo (136 Mo)

Déchets radioactifs : peut-on les stocker sans danger ?
Je vous engage pour clore le thème d'Onkalo à visionner cette vidéo de Terre.tv, qui vous propose pour commencer un reportage sur le site de stockage de Soulaines en France, et surtout à partir de 16'30" une interview de Michael Madsen, à propos du projet Onkalo.
Écoutez ce qu'il pense finalement de ce projet, s'il fonctionne comme prévu...


(11'15'' Fr) - Télécharger la vidéo (75 Mo)

A Bure, le nucléaire touche le fond ... 
A la frontière entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne se situe le laboratoire souterrain de Bure, creusé à 490m sous terre. Son objectif ? Tester la roche et les moyens de confinement pour le stockage des déchets radioactifs de longue durée, de haute et moyenne activité.
L'Andra (Agence Nationale pour la Gestion des déchets radioactifs), qui est en charge du projet, l'assure : ce laboratoire n'accueillera aucun déchets radioactifs. Pourtant, ce qui ne devait rester qu'un projet expérimental pourrait bien déboucher sur le stockage effectif des déchets, à quelques kilomètres de l'actuel laboratoire...



L’ASN accuse Areva de "lacunes sérieuses" à La Hague
Pour la troisième fois en moins d’un an, l'usine de retraitement de déchets nucléaires Areva de Beaumont-Hague (Manche) a été mise en demeure par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En cause, ce lundi 28 janvier, Areva doit respecter la réglementation pour 60 équipements "dont certains contiennent des niveaux très élevés de radioactivité". 

Lire la suite sur le site de L'Usine Nouvelle

Pour aller plus loin :

L'ANDRA possède une chaîne Dailymotion, et a également investi tout récemment YouTube.
Vous y trouverez de nombreuses vidéos, comme par exemple :
 - La gestion des déchets radioactifs en France (14'08'' Fr) - Télécharger la vidéo (79 Mo)
 - Histoire de l'Andra (19'42'' Fr) - Télécharger la vidéo (112 Mo)

Idem pour AREVA

Jetez également un œil à la rubrique "Docs", où j'ai ajouté quelques PDF.


Sources de mes traductions :
Nuclear Power's 70th Anniversary: Then and Now
Nuclear Waste: The Gift That Keeps on Giving..
Can The Humans Find a Way to Store Nuclear Waste?

jeudi 6 décembre 2012

Uranium : l'origine du mal

(53'10'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (605 Mo)

Si pour le titre de cette vidéo, qui est à l'origine "Uranium - is it a country?" (Uranium - Est-ce un pays ?), j'ai choisi de rappeler un célèbre film dramatique, ce n'est pas exactement par hasard...

Actuellement, le combustible le plus utilisé pour la production d'énergie nucléaire est l'uranium, ce qui cause beaucoup de problèmes par les risques multiples qui en découlent au niveau mondial. En Europe, l'énergie nucléaire est de plus en plus souvent célébrée comme pouvant sauver le climat. Et de toute évidence, les centrales nucléaires ont besoin d'uranium.

L'Australie possède les plus importants gisements mondiaux de cette ressource.
A travers ce documentaire, nous voyagerons entre la France avec la CRIIRAD, l'Allemagne, et cette "Land Down Under" (Terre des Antipodes)⑴ pour illustrer d'où vient l'uranium, où il va et ce qu'il en est des impacts et des déchets de cette exploitation minière.


Sources et crédits :
Vidéos sources sur YouTube :
par Mo'awia Bajis : youtube.com/watch?v=pnW0N_gJiTA
par NibiruMagick2012 : youtu.be/Ino-6hzMHxo
Documentaire original de 2008, sur le site de EngageMedia Produit par The Nuking the Climate Initiative
Dirigé par S. Auth / I. Huber / K. Schnatz
D'après le sous-titrage anglais original par Trio Stubenrauch,
Traduction et sous-titrage Français par mes soins
Licence de paternité Creative Commons (réutilisation autorisée)

⑴ En référence au tube mondial des années 80 "Down Under" par le goupe de rock Australien Men at Work :



—————————————————————————————————————————————————— Kna60 sur YouTube

—————————————————————————————————————————————————— Kna60 sur Dailymotion

—————————————————————————————————————————————————— Kna60 sur Vimeo

Fukushima - Que savaient-ils et quand ? - A. Gundersen 11.03.13 from Kna60 on Vimeo.