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lundi 9 février 2015

Sécurité nucléaire : dans les faits, des défaillances critiques

(9'52'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (68 Mo)

Transcription  en français / en anglais

Arnie Gundersen aborde dans cette première vidéo les systèmes de confinement équipant les centrales nucléaires comme celle de Fukushima Daiichi, destinés à empêcher toute fuite de matières radioactives vers l'extérieur en cas d'accident. Voilà 50 ans de cela, ces systèmes ont été jugés suffisamment robustes par la commission de régulation du nucléaire américaine, sur la base de considérations financières, afin de ne pas mettre en péril l'industrie du nucléaire civil naissante. (Voyez à ce propos cette vidéo)

Il est question ici de 6 niveaux de protection différents comparés à des dominos, depuis les pastilles de combustible nucléaire en passant par les gaines métalliques qui les entourent, la cuve du réacteur, son système de refroidissement du cœur, jusqu'à l'enceinte de confinement qui englobe le tout, rempart ultime avec l'extérieur, le cinquième domino. Malheureusement, comme avec le jeu du même nom, la chute d'un domino entraîne celle des autres, et c'est précisément ce qui s'est produit à Fukushima Daiichi.


De plus, nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec la gravité et la durée des rejets radioactifs libérés dans un premier temps dans l'air, par les défaillances cumulées de ces remparts de sécurité, d'une importance pourtant critique pour la protection des vies humaines.

Des chercheurs de l'Agence japonaise de l'énergie atomique, la JAEA, auraient en effet découvert récemment que si après le séisme et le tsunami, tout le monde s'est focalisé sur les 4 ou 5 jours qui ont suivi, où TEPCO ne parvenait pas à empêcher la fusion des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3, cette période ne représente en fait que 25% des émissions radioactives aériennes globales. Les 75% restants ont été libérés lors des jours suivants.


(5'52'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (41 Mo)

Transcription  en français / en anglais

Cette seconde vidéo compile deux extraits d'émissions de la chaîne NHK à propos de cette découverte, et présente une possible explication, à travers les résultats d'une expérience mandatée par la chaîne : l'eau de refroidissement injectée en urgence dans les premiers temps par des véhicules d'incendie, au lieu d'empêcher la fusion des réacteurs et la libération de quantités significatives de matières radioactives, semble en fait les avoir favorisées et entretenues !

Quant au sixième et dernier domino, il représente les plans et procédures d'évacuation permettant de protéger les populations lorsqu'on ne peut plus empêcher la pollution radioactive de se répandre à l'extérieur, édictées par l'industrie nucléaire et le gouvernement. Dramatiquement, elles se sont également avérés inefficaces, mettant en danger à plus ou moins long terme la vie de milliers et certainement de millions de personnes.


À ce propos, voici une vidéo de Cécile Asanuma-Brice, chercheur associée au laboratoire du CLERSE à l'université de Lille et au centre de recherche de la Maison Franco-Japonaise de Tokyo où elle vit depuis 15 ans. Elle est spécialisée dans le domaine de la sociologie urbaine, et s'est intéressée à l'étude des politiques de relogement et de déplacements de populations suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Elle nous explique ici comment ces populations ont été mises en péril au lieu d'être protégés.


(28'24'' Fr) - Télécharger la vidéo (160 Mo)


Voici également un article de sa main sur le même thème, qui a été publié dans la revue Diplomatie de septembre 2014 : "De la gestion des flux migratoires par un État nucléariste dans un contexte de catastrophe nucléaire"




Vous pouvez également suivre ce lien vers un autre article similaire de Mme Asanuma-Brice, mais qui a l'avantage d'être proposé en version japonaise, française et anglaise. (Faites défiler la page pour accéder au français puis à l'anglais) : Au-delà du réel –ou- Quand le concept participe de la création d’un espace idéal illusoire : de la gestion des flux migratoires par un Etat nucléariste dans un contexte de catastrophe nucléaire 


Et pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur les conséquences sanitaires des accidents nucléaires, en particulier pour les enfants, je les invite à consulter cet article où Michel Philips, pédiatre, nous présente la synthèse qu'il a rédigée, avec de nombreuses références en français : Effets des accidents nucléaires sur les enfants. Synthèse.
 
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Et en France, qu'en est-il ?

Selon André-Claude Lacoste, ancien président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, "personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d'accident nucléaire en France". Quant à Bernard Laponche, polytechnicien et physicien nucléaire, il est formel : "Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe." Voyez cet intéressant article où il s'en explique. (Les méthodes de calcul employées ont toutefois été critiquées par certains scientifiques)

Le 21 janvier dernier, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a publié sur son site Internet une courte note. On y apprend qu’aucun réacteur nucléaire en France ne possède une cuve assez robuste pour résister à la fusion rapide du combustible, et que cette faiblesse structurelle pourrait entraîner des rejets radioactifs massifs dans l’environnement. Rassurant n'est-ce pas, au pays de l'infaillibilité et de l'excellence nucléaire... Voici le document de l'IRSN :





Pour en savoir plus, consultez cet article du Journal de l’Énergie.
Et pour les plans d'évacuation en cas d'accident nucléaire ? Pas mieux...
Voici un article publié par le Journal La Montagne, le 04 février dernier :




Nos voisins Belges seraient-ils mieux lotis ?

On peut en douter. Dernièrement, ce sont plus de 16.000 microfissures qui ont été détectées dans les cuves de deux réacteurs Belges à Doel et Tihange, par rapport aux 10.000 initialement annoncées. Soit quand même une augmentation de plus de 37% ! Voyez cet article et celui-ci, et à propos de la fragilité des cuves de réacteurs, cette vidéo de Gundersen.

Et pour les évacuations, les Belges sont-ils mieux protégés en cas de pépin ? Pour en avoir une idée, vous pouvez consulter ce rapport de l'ACRO, réalisé pour Greenpeace Belgique :




Autre rapport de l'ACRO sur les enseignements de Fukushima, en matière de plans d'urgences et d'évacuations, pour Greenpeace International :




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Pour finir, j'aimerais vous amener à réfléchir sur la question suivante : comment l'industrie du nucléaire et les décideurs politiques qui la soutiennent de par le monde osent-ils encore parler de l'énergie nucléaire comme d'une solution d'avenir, sûre et durable ? Ne nous prendraient-ils pas depuis des décennies pour de parfaits imbéciles, tout juste bons à les financer et à les élire ou réélire ?

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Sources :
Vidéo, article, transcription et documents originaux en anglais sur le site de Fairewinds : Nuclear Containment Risk
Vidéos NHK :
Fukushima News 12/21/14: Radiation Timeline Revelations
Jan. 30, 2015, New Findings on Fallout
Le Journal de l'Energie - Sûreté nucléaire : des failles clairement identifiées
Article de La Montagne : La france, pays du nucléaire, semble insuffisamment préparée à un accident
Vivre après Fukushima : Enfants; Conséquences des accidents nucléaires.
ACRO : Insuffisances des plans d'urgence belges
ACRO : Synthèses et rapports d'études
Peter Paul and Mary, Where Have All The Flowers Gone
Traductions, éditions et sous-titrages par mes soins.

samedi 7 septembre 2013

Implications de la contamination massive du Japon par le césium radioactif - Steven Starr 11.03.2013

Steven Starr possède un diplome de technicien de laboratoire médical [MT (ASCP)], obtenu à l'École des Professions de Santé de l'Université de Columbia, Missouri. Il y tient actuellement le poste de directeur du programme scientifique du laboratoire clinique, après avoir exercé dans de nombreux hôpitaux pendant 27 ans.

Mr Starr est membre de Physicians for Social Reponsibility , et de la Nuclear Age Peace Foundation. Ses écrits sont publiés par plusieurs organisations dont l'Institut de Physique et de Technologie de Moscou, et il a travaillé avec plusieurs gouvernements étrangers et l'ONU à l'élimination des armes nucléaires. Il est également expert dans le domaine des conséquences environnementales de la guerre et des armes nucléaires.



(21'11'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (143 Mo)

Dans cette vidéo réalisée à l'occasion du symposium de mars 2013 à New York, il nous expose les propriétés délétères des matières radioactives produites lors d'accident nucléaires, et plus particulièrement du tristement célèbre césium 137, qui a notablement contaminé le Japon suite à la catastrophe de Fukushima. Il s'agit là de poisons mortels en quantités infimes, jusqu'au niveau atomique ou moléculaire. Leur activité est des millions de fois supérieure à celle de certains isotopes radioactifs naturels pourtant présents dans l'environnement en quantités bien plus importantes, comme le potassium 40. Autant comparer un bâton de dynamite à une bombe atomique !

Diaporama en anglais / en français
Transcription du discours en anglais / en allemand / en français - texte seul


Il est ensuite question de la contamination du territoire du Japon, dont les données officielles ne correspondent pas à certaines études scientifiques indépendantes, comme celle du Pr Yukio Hayakawa (voir cet excellent article de Kibô-Promesse), ni certainement à la réalité de la situation sur le terrain. C'est entre 10.000 à 20.000 km carrés qui présentent aujourd'hui une radioactivité supérieure à la dose maximale précédemment autorisée de 1 millisievert par an. On aborde ensuite les dangers induits par la multiplication par 20 de ce  niveau autorisé "quand tout va bien", et de la méthode controversée utilisée pour calculer les effets biologiques des rayonnements ionisants, exprimés en Sieverts.

Steven Starr nous parle ensuite des recherches scientifiques du Pr. Youri Bandazhevsky, des phénomènes de bioaccumulation dans les écosystèmes, de la fragilité accrue des enfants et spécialement les filles aux effets de la radioactivité, et de l'état de santé globalement déplorable des jeunes vivant de nos jours dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl.

Souces et crédits :
Vidéo originale et diaporama (archive webcast)
Vidéo par ERF2012 / Cinema Forum Fukushima / East River Films
Version anglaises de la transcription et diaporama par l'auteur
Traduction française, relecture & édition du diaporama par MEH & François Gillard, relecture & édition finale mes soins
Version française de la transcription vidéo d'après la traduction de Mimi Mato, relecture François Gillard et moi-même
Version allemande de la transcription vidéo par Afaz.at
Édition et sous-titrage de la vidéo en français par mes soins. (Merci à LegionNetworkCH pour la bande son réparée)


vendredi 22 mars 2013

Naoto Matsumura, seul dans la zone interdite de Fukushima pour sauver les animaux


Naoto Matsumura, fermier de 53 ans, est né et à grandi à Tomioka, petite ville dans la zone désormais interdite, à moins de 20 km de la centrale nucléaire de Fukushima en ruines. Ne voulant pas évacuer au début de la catastrophe  comme tous ses concitoyens, il décide pourtant le 15 Mars 2011, après l'explosion du réacteur n°4, de quitter avec les siens la ferme exploitée par sa famille depuis 5 générations.
Son père leur suggère de se réfugier chez sa soeur dans le Sud, mais de peur d'être contaminée par les radiations, celle-ci ne leur ouvrira pas sa porte. Impossible également de trouver de la place dans les centres d'hébergement pour les réfugiés de la catastrophe, déjà surchargés.

Naoto Matsumura décide alors de laisser sa famille à Iwaki et de retourner chez lui pour nourrir ses animaux.

Le dernier habitant de Fukushima (2'51", Fr)
Zones d'évacuation Avril 2011


Le dernier habitant du no man's land (2'58", Fr)



















Il verra alors affluer dans sa cour des chats faméliques, auxquels pris de pitié il jettera des croquettes. Puis devant les concerts d'aboiements et de hurlements que sa camionnette déclenche sur son passage, il découvrira rapidement, d'abord chez ses voisins puis dans tous les environs, que partout des animaux ont été abandonnés, souvent enfermés ou attachés et incapables de se nourrir, leurs propriétaires pensant pouvoir rentrer chez eux assez rapidement.

Il décide alors de rester définitivement dans la zone évacuée et interdite, pour sauver et s'occuper d'autant d'animaux qu'il le pourra, et leur éviter de mourir de faim ou d'être abattus selon les consignes  du gouvernement local.

Sans électricité, sans eau courante ni sanitaires, se
nourrissant les premiers temps de viande, poissons et végétaux contaminés et d'un filet d'eau capté dans la montagne au dessus de sa maison, se chauffant avec un poêle à charbon, Mr. Matsumura craint les effets de la radioactivité, qu'il sait très bien se trouver partout dans son environnement. Jusqu'à 2 µSieverts dans sa maison, et plus de 7 µS à l'extérieur ... Il pense alors en avoir pour 5 à 10 ans, avant de déclarer un cancer ou une leucémie.


(18'02", Jp st Fr) - Télécharger la vidéo (123 Mo)

Mais Naoto Matsumura n'abandonne pas. Se disant plein de rage à l'encontre de TEPCO, qu'il juge pleinement responsable de ce désastre nucléaire qu'il se refuse à oublier, il est bien décidé à ne pas laisser les autorités supprimer les preuves de l'impact de la contamination radioactive, en faisant disparaître les animaux possiblement affectés et leur descendance.
Il construit des enclos, pose des clôtures, et chaque jour s'occupe de 400 vaches, 60 cochons, plus d'une centaine de chats et des dizaines de chiens, et nombres d'autres animaux.

Télécharger la transcription en français

Dans le shinto, explique Mr. Matsumura, humains et animaux sont égaux, aucune espèce n'est supérieure à une autre. Toutes les choses, tous les êtres sont égaux parce que la nature contient une dimension sacrée qui mérite notre déférence et respect. Nous devrions tous posséder l’intuition, et comprendre que nous sommes une humble partie de ce délicat tissu de relations que l’on appelle la vie, et au grand jamais, son exploiteur, ni son destructeur.

Durant ses patrouilles dans la zone, il découvrira dans les collines deux chiens pris dans des pièges à sanglier, à qui il sauvera la vie, au prix d'une patte rongée par la gangrène.
Durant l'été 2012, il trouvera un chien enfermé dans une étable, qui a survécu en se nourrissant des cadavres du bétail.
Kiseki, peu après son sauvetage, puis ayant retrouvé du poil de la bête
Attendant probablement ses maîtres, à l'article de la mort, ayant perdu presque tout son pelage, incapable même de se tenir debout ou de boire de l'eau, ce chien surnommé depuis "Kiseki" (miracle) survivra, après que Naoto l'ait emmené chez un vétérinaire en dehors de la zone interdite. Lequel vétérinaire commencera par l'accuser de maltraitance, le croyant propriétaire de l'animal ! Finalement sorti d'affaire mais n'ayant retrouvé qu'un poil court le protégeant mal des rigueurs hivernales, Kiseki sera adopté par un bienfaiteur à Tokyo.

Mais Mr. Matsumura ne pourra pas tous les sauver, animaux d'élevage ou de compagnie. Nombre de chiens et de chats restés libres retourneront à l'état plus ou moins sauvage dans les bois, et entre autres, un millier de vaches et des dizaines de milliers de volailles restées captives mourront de faim dans la région.


L'histoire de cet homme - "un excentrique, mais qui fait des choses admirables !" selon l'un de ses anciens voisins qui lui rend visite lors de permissions - commence à être connue. Son cas d'exposition aux radiations intéresse quelques chercheurs de la JAXA, L' Agence de l'Exploration Aerospatiale du Japon, qui demandent à faire des tests sur sa personne.

C'est à la prestigieuse - et très politiquement correcte - Université de Tokyo que Mr. Matsumura subira un scanner "corps complet" de 18 minutes, sous la houlette du "bon docteur" Yamashita. Vous savez, celui qui dit que la radioactivité est sans effet sur ceux qui sourient ...
On lui annonce alors qu'il est "champion" des taux d'exposition, l'homme le plus radioactif du Japon. Mais qu'il ne sera pas malade avant 30 ou 40 ans ... Arrive ce qui arrivera déclare-t-il. Je pensais arriver à 80 ans, mais finalement je m'arrêterai peut-être avant ...

Grâce à de nombreux soutiens, Mr Matsumura n'a plus maintenant à se soucier de trouver une nourriture saine et contrôlée, pour ne pas aggraver sa contamination interne. Les dons de particuliers et l'aide de plusieurs ONG lui sont précieux sur le terrain, et lui ont permis en Mai 2012 de fonder sa propre organisation, "Ganbaru Fukushima". Il peut ainsi poursuivre son action légalement, au contraire d'autres sauveteurs bénévoles, en bute aux autorités locales. (1) (2)

"Ganbaru" pourrait se traduire par rester ferme, persévérer, travailer dur. Autant de termes que personnifie Mr. Matsumura depuis l'évacuation de sa ville Tomioka voilà 2 ans, alors que lui seul est resté pour aider ceux qui ne pouvaient protester ou demander de l'aide, les animaux !

Naoto Matsumura. À l'exact opposé des affirma- tions d'un certain petit salopard ex-gouvernemen- tal, voilà un homme que le nucléaire a littéralement ramené à la bougie ! Mais c'est, lui, un grand homme, un vrai.

Dans sa maison de la zone interdite, il dîne encore à la chandelle, utilise un panneau solaire et un générateur de secours pour alimenter son ordinateur et son téléphone cellulaire. Au prix de mettre ses jours en danger et de devenir un hibakusha, un paria que même sa famille ne veut plus approcher, il a librement choisi sa voie pour les années qui lui restent à vivre.

Une belle leçon de courage, d'humilité et d'humanité. Merci Monsieur Matsumura.
Thank you, Matsumura-san.




L'ONG "Ganbaru Fukushima" de Mr. Matsumura possède un site en Japonais, avec quelques traductions en Anglais. On peut aussi y trouver une adresse mail de contact et faire des dons via PayPal, pour ceux qui voudraient participer. (Pour la France, les frais de transaction sont d'environ 4,25%). Voici une traduction automatique de la page d'accueil via Google.

Voici également une page Facebook (En) qui lui est dédiée, et qui mentionne aussi d'autres initiatives de bénévoles qui viennent en aide aux animaux affectés par la catastrophe de Fukushima.

Sources (non classées)
Vidéo originale avec sous-titres en plusieurs langues de bonne qualité :  

原発20キロ圏内に生きる男 - Alone in the Zone
Radioactive Man, by Tomo Kosuga - Vice.com
Radioactive Man, by Tomo Kosuga (alt. v.) - Vice.com
NOUVELLE ÈRE – Naoto Matsumura, dernier habitant du no man’s land de Fukushima - LeMonde.fr

 
The Most Radioactive Man on Earth Has the Kindest Heart - Mother Jones
Lone man remains in off limits Fukushima town - Japan Daily Press
World's most radioactive man: Japanese farmer who refused to leave crippled Fukushima nuclear plant so he can take care of his animals - Dailymail.co.uk
Hero for the animals of Fukushima - Dogtime.com
Kiseki, the miracle dog - Fukshima-is-still-news

mercredi 20 mars 2013

Fukushima Maintenant - Mars 2013


(18'45" En st Fr) - Télécharger la vidéo (129 Mo)

Sur la chaîne de TV Australienne SBS, dans une émission spéciale Dateline sur le thème "Le dilemme nucléaire" (En), Adrian Brown explore les villes fantôme autour de la centrale nucléaire en ruine de Fukushima au Japon, pour voir par lui-même l'héritage laissé aujourd'hui par la catastrophe nucléaire qui a suivi le séisme et le tsunami en 2011.

Le temps s'est arrêté au cours des deux dernières années dans les communautés autour de Fukushima. Armé d'un compteur Geiger, Adrian parcourt l'un des endroits les plus pollués de la planète, et donne la parole à un membre de Safecast, un groupe de volontaires qui cartographie la radioactivité autour de Fukushima, ainsi qu'à l'un des "Fukushima 50", ces employés à la centrale qui sont restés sur place aux pires moments de la crise, prêts à sacrifier leur vie pour tenter de reprendre le contrôle de la centrale en perdition.
Adrian va également à la rencontre de quelques-unes des personnes qui ont choisi de rester dans et autour de la zone d'exclusion. La vie est dure pour les habitants, qui craignent les conséquences à long terme pour leur santé. D'autres habitants ont décidé de déménager et de commencer une nouvelle vie loin de chez eux.

Alors en quoi consistera l'avenir, à la fois pour eux et pour l'industrie japonaise de l'énergie nucléaire ?

Télécharger la Transcription française
Télécharger la Transcription anglaise et crédits

Sources :
Émission "Fukushima Now"
Vidéo originale


lundi 18 mars 2013

Fukushima, compte-rendu chronologique de la catastrophe - Hiroaki Koide 10.03.13


(14'56", Jp st En + Fr) - Télécharger la vidéo (102 Mo)

Dans cet exposé, Hiroaki Koide, titulaire d'une maîtrise ès sciences en génie nucléaire, professeur assistant et chercheur à l'Institut de Recherche du Réacteur de l'Université de Kyoto dresse un compte-rendu rapide sur le déroulement de la catastrophe nucléaire de Fukushima, l'étendue de la contamination radioactive, sa gestion par le gouvernement Japonais et les conséquences pour la population, les risques qui perdurent et vont persister pendant des décennies, et l'aveuglement de certains décideurs économiques et politiques quant à la nécessité de l'énergie nucléaire.

Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.

Télécharger la Transcription française
Télécharger la Transcription anglaise

Sources :
D'après la vidéo de ERF2012 : http://youtu.be/clmHptj2RVo
Film original de Intertelemedia, Inc
Traduction Anglaise par Kazko Kawai, Voices for Lively Spring
Sous-titres Anglais par East River Films Inc


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Pour en savoir plus, quelques autres vidéos du Dr. Koide :

La vérité sur l'énergie nucléaire - Pr. H. Koide 20.03.2011


(1h46'28", Jp st En + Fr) - Télécharger la vidéo (732 Mo)

Le Professeur Koide, qui n'a cessé de lancer des avertissements sur les dangers de l'énergie nucléaire depuis plus de 40 ans, a donné cette conférence le 20 Mars 2011,  juste après l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. (Le but originel de cette conférence était de combattre la construction de 2 centrales à Kaminoseki)

Dr. Hiroaki Koide, le nucléaire est une illusion - A propos de Fukushima - 23.05.2011


(17'11", Jp st Fr) - Télécharger la vidéo (118 Mo)

Le 23 mai 2011, le Dr.Koide comparait comme témoin auprès de la Commission de Surveillance Administrative de la Chambre Haute du Parlement du Japon, à propos de l'accident de Fukushima Daiichi.

Si la piscine de l'unité 4 fuit, c'est LA FIN - 08.03.2012


(7'36", Jp st Fr) - Télécharger la vidéo (52 Mo)

Lors d'une émission TV, le Dr. Koide revient sur les dangers présentés par la piscine à combustible usagé de l'unité 4 de Fukushima Daiichi.

jeudi 14 mars 2013

Mon expérience de Premier Ministre durant la catastrophe nucléaire de Fukushima - Naoto Kan 10.03.13

(16'02", Jp st En + Fr) - Télécharger la vidéo (110 Mo)

Dans ce message vidéo, Naoto Kan, Membre de la Chambre des Représentants au Parlement du Japon, ancien Premier Ministre lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, résume le déroulement de ces évènements, et nous fait part de son analyse de cette crise majeure et de ses causes, ainsi que ses réflexions quant aux futures politiques énergétiques de son pays et dans le reste du monde.

Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.

Télécharger la transcription japonaise / Japanese Transcript / 日本語トランスクリプトダウンロード
Télécharger la Transcription Anglaise   
Télécharger la Transcription Française 
Télécharger la Transcription Allemande

Sources :
D'après la vidéo originale de Cinema Forum Fukushima : vimeo.com/61465640
Film original de Intertelemedia, Inc
Traduction Anglaise par Kazko Kawai, Voices for Lively Spring
Sous-titres Anglais par East River Films Inc


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(6'10'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (18 Mo)

En complément, voici une interview de Jeremy Rifkin, sur sa vision de l'avenir de l'énergie nucléaire, et de l'énergie en général. Jeremy Rifkin est un essayiste Américain, spécialiste de prospective économique et scientifique, président-fondateur de la Fondation pour les tendances économiques (FOET).Conseiller de nombreuses collectivités et hommes politiques aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, il est le principal architecte de la "troisième révolution industrielle", approuvée par la Parlement Européen en 2007.

Juste quelques mot à propos de l'introduction de cette vidéo :
- Où et quand, en tant que citoyens Français, avez-vous en toute connaissance du sujet,
  "fait le choix de l'énergie nucléaire" ?
- N'ayant plus aucune ressource minière en uranium exploitable sur son territoire national,
  comment le nucléaire peut-il être "essentiel" à l'indépendance énergétique de notre pays ?

Pour en savoir un peu plus, une autre vidéo de Terre TV sur Jeremy Rifkin,
Une nouvelle conscience pour un monde en crise".

dimanche 24 février 2013

Un père de Fukushima Watari : pourquoi je ne peux pas évacuer


(8'37", Jp st En + Fr) - Télécharger la vidéo (58 Mo)

Yoshihiro Kanno est membre du groupe "Save Watari Kids" (Sauver les Enfants de Watari"), et réside toujours à Watari, un quartier de la ville de Fukushima, fortement contaminé par la radioactivité suite à la catastrophe nucléaire. Save Watari Kids (Jp) est un groupe d'habitants bénévoles, qui s'efforcent d'améliorer le sort des enfants, par exemple en organisant des programmes de récupération le week-end, qui permettent aux familles de fuir pour un moment leur environnement habituel pollué par les radiations.
Dans cette interview par OurPlanet-TV, Mr. Kanno explique les raisons pour lesquelles sa famille et lui ne peuvent quitter Fukushima. Et ironie du sort, ils ne peuvent bénéficier des programmes de récupération..

Le 22 Décembre 2011, du riz provenant d'un fermier du district de Watari, ville de Fukushima, était découvert contenant 1540 Becquerels/kg de césium radioactif, soit plus de 3 fois la limite admise après la catastrophe de 500 Bq/kg. C'était alors officiellement le riz le plus fortement contaminé jamais découvert.

Ian Thomas Ash (En), que vous devez maintenant connaître à travers les quelques traductions que je vous ai présenté de ses documentaires, a également rencontré Mr. Kanno en Octobre 2012, lors d'un tournage à Watari. Voici un lien vers la page du blog de Ian (traduite par Google) où il relate cette rencontre.
D'après Mr Kanno, les habitants de Fukushima ne sont pas évacués pour éviter que l'économie de la ville et de la préfecture ne sombre définitivement. Il est donc question d'un sacrifice sciemment mené par les autorités, "pour le bien du pays"...

Vous pouvez également vous reporter à cet article de Décembre 2012, avec les vidéos des mesures de radioactivité à Watari par la CRIIRAD à un an d'intervale, en Juin 2011 et 2012.



(3'04", En st Fr) - Télécharger la vidéo (60 Mo)

En Juin 2012 également, "Birdairjp", citoyen Japonais qui publie sur sa chaîne YouTube "Truth we must face" (La vérité que nous devons affronter) ses propres tests de radioactivité, publiait ces mesures effectuées le long de la rivière Abukama, vers le centre de la ville de Fukushima, au niveau de fossés de drainage des eaux pluviales venant du quartier de Watari. Voici les résultats :

0,45 µSv/h dans l'air à hauteur de poitrine.
15,70 µSv/h à 1m au dessus de la boue du fossé de drainage,
85,03 µSv/h au contact de la boue.
Watari serait la zone la plus contaminée du centre de Fukushima.

Merci à Georges Magnier du blog Vivre après Fukushima pour sa traduction Française de l'interview de Yoshihiko Kanno.
Et merci à Pectine pour les versions Française et Anglaise de la transcription.

Sources :
Radioactive Rice from Watari District, Fukushima City: 1540 Bq/Kg Why I myself cannot evacuate, a father in Fukushima confesses


lundi 18 février 2013

Appel à soutien, manifestation à Tokyo le 23 Février pour l'évacuation des enfants des zones contaminées

Voici le message de Miho, Japonaise et membre du collectif IndepedentWHO :

J'ai reçu une demande urgente de M. Toshio Yanagihara, un avocat qui représente 14 enfants de Fukushima qui demandent l'évacuation collective de la zone contaminée. M. Yanagihara et les autres partisans organisent une manifestation le 23 Février à Tokyo. Ils sont à la recherche de plus de gens qui peuvent soutenir ce mouvement. Comme vous le savez peut-être, la récente enquête de santé sur les enfants de Fukushima a révélé que trois enfants avaient déjà été opérés sur le cancer de la thyroïde et qu'il y avait 7 autres enfants qui subiraient la même conséquence. M. Yanagihara vous serais reconnaissant si vous pouvez vous inscrire comme "supporter" et laisser un commentaire sur le site internet à l'adresse ci-dessous (en anglais seulement): 
http://www.fukushima-sokai.net/action/adovocates-e.php


Sous ce formulaire, la rubrique "List of approvals" vous permettra de consulter la liste des supporters de cette action, particuliers et organisations.

Voici une capture du formulaire que j'ai traduit en Français pour ceux qui seraient un peu perdus, ainsi qu'une traduction de l'article sur la manifestation (lien "* A propos"), sur le site du Fukushima Collective Evacuation Trial :

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Appel à soutien pour
la manifestation de Shinjuku
le 23 Février


                                   Nos voix, notre manifestation,

                              sauvera la vie d'enfants de  Fukushima.

                        Pour soutenir la manifestation de Shinjuku le 23 Février

Le Fukushima Collective Evacuation organise une manifestation le 23 Février pour demander au gouvernement Japonais d'évacuer les enfants des zones contaminées par la catastrophe nucléaire du 11 Mars 2011.
Pour supporter cette manifestation, signez s'il vous plaît le formulaire ci-dessous. Votre  action et votre voix pourront faire un avenir différent pour les enfants de Fukushima. *vos informations ne seront utilisées pour aucun autre usage.
                                      
                                            *A propos "Manif 23 Février"

_____________________________________________________________________________

2013
年2月17日日曜日

Manifestation de Shinjuku le 23 Février
Évacuez les enfants maintenant !

Le Fukushima Collective Evacuation Trial Team a prévu une manifestation le 23 Février  2013 à Shinjuku, Tokyo. Nous affirmons que les actions entreprises directement par les citoyens ordinaires sont un facteur très important pour que la Cour considère l'évacuation des enfants. Historiquement parlant, alors que la catastrophe de Tchernobyl avait contaminé de vastes étendues du Belarus, les manifestations de parents ordinaires en 1989 ont poussé le gouvernement Biélorusse à entreprendre le Projet de Restauration au niveau national.


Février 1989, manifestations au Bélarus
Même si le gouvernement Japonais n'est pas disposé à tenir compte des voix des citoyens dans ses politiques, les citoyens doivent encore former l'opinion publique en montrant le pouvoir que la démocratie doit offrir. Peu importe ce qu'ils font ou ne font pas pour nous, nous ne pouvons pas tomber dans la majorité silencieuse car l'avenir des enfants est entre nos mains.
 
World Network for Saving Children from Radiation
(Réseau Mondial pour Sauver les Enfants de la Radioactivité)
___________________________________________________________________________ 
La réalité à Fukushima - un avocat japonais prend la parole à l ONU


(13'37'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (41 Mo)

L'auteur de cet appel, l'avocat du Collective Evacuation Trial Toshio Yanagihara, s'est d'autre part exprimé au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, lors d'une réunion le 30 Octobre 2012. Voici son intervention.
Fukushima Collective Evacuation Trial est un collectif de citoyens demandant à la municipalité de Koriyama, Fukushima, d'évacuer les enfants vers les zones en-dessous de 1mSv / an de contamination radioactive. Si le cas des enfants à Koriyama est entériné par le tribunal, la jurisprudence fera que les autorités des zones à forte contamination devront adopter cette norme et assurer aux enfants une évacuation sanitaire.


"Mesdames et Messieurs, je suis ici aujourd'hui, ainsi que mes amis, pour vous demander de penser aux personnes, spécialement les enfants, piégées dans les zones hautement radioactives au Japon après l'accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi. Je suis ici aujourd'hui pour vous demander d'entreprendre une action significative en tant que Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies pour secourir ces personnes prises au piège. Elles vivent dans une zone d'un niveau de contamination radioactive égal ou supérieur aux zones évacuées autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Les effets sur la santé de la radioactivité sont bien établis. Comme le Dr. Fernex vous l'a exposé, la radioactivité causera des problèmes non seulement à votre santé, mais aussi à celle de vos descendants.
 

Vous avez également entendu dans le discours de Mr. Idogawa les souffrances de la population locale qui a dû fuir au loin de toute urgence. Il pourrait aussi beaucoup parler des sentiments des personnes évacuées et de son propre ressenti en tant que chef de file de ce groupe de personnes qui ont dû vivre des circonstances extraordinaires.
Je décris la réaction de notre gouvernement sous les trois aspects principaux suivants.

  • Premièrement, ils ont toujours été extrêmements sélectifs dans leur production des informations nécessaires.
  • Deuxièmement, ils ont minimisé les effets de l'accident.
  • Troisièmement, ils ont relevé la norme de sûreté nucléaire à leur convenance.

25 ans avant l'accident nucléaire de Fukushima, c'était l'accident de Tchernobyl. C'est un point de comparaison très pertinent. Qu'avons-nous appris de notre expérience de Tchernobyl ?

Quand l'accident de Tchernobyl s'est produit, le gouvernement Soviétique n'a pas fourni de tablettes d'iode à sa population. Ce qui a causé des cancers de la thyroïde chez les enfants. De la même manière le gouvernement Japonais n'a pas non plus fourni de tablettes d'iode. Une ville a même donné la consigne de collecter des tablettes qui avaient été distribuées. Nous trouvons maintenant un taux inhabituellement élevé d'anomalies de la thyroïde parmis les enfants de Fukushima. Il a déjà été rapporté un cas de cancer de la thyroïde diagnostiqué chez un enfant.

Le gouvernement Japonais a changé le niveau légalement autorisé d'exposition à la radioactivité de 1 mS/an à 20 mS/an pour éviter l'établissement d'une zone d'évacuation obligatoire plus étendue. La même erreur a déjà été faite en Union Soviétique il y a 25 ans de cela pour éviter d'évacuer les enfants des écoles.

Le gouvernement Japonais a sélectivement caché les informations cruciales pour minimiser l'accident. Cela comprend la simulation détaillée du système de pointe nommé SPEEDI, basé sur la mesure de données rapprochées et prenant en compte la topologie locale et les conditions météorologiques au moment de l'accident. Ils ont également dit de manière répétée au public "qu'il n'y aurait pas d'effet immédiat sur la santé". Le gouvernement Japonais continue de cacher certaines informations critiques même aujourd'hui.

Le rapport Yablokov-Nesterenko basé sur 5.000 documents principalement en Bélarusse, Ukrainien et Russe fournit une analyse selon laquelle 980.000 personnes ont perdu la vie des suites de l'accident. La densité de la population est 15 fois plus élevée à Fukushima que dans les régions autour de Tchernobyl. Le nombre de personnes à Fukushima dans des zones d'un niveau de contamination équivalent à celui de Tchernobyl est également plus élevé. Il n'est donc pas difficile d'imaginer que le nombre de décès à Fukushima sera significativement plus élevé.

Laissez-moi prendre l'exemple de la ville de Koriyama où je représente actuellement 14 enfants du Collectif d'Évacuation en Instance. Il est connu que les enfants sont plus affectés par la radioactivité que les adultes.
Observez s'il vous plait cette carte de la ville de Koriyama, située à 60 km de la centrale nucléaire. Les chiffres sont ceux de la radioactivité aérienne et du niveau de contamination du sol mesurés en Août de l'an dernier. Les points rouges sur la carte indiquent un niveau de radioactivité équivalent à la zone d'évacuation obligatoire autour de Tchernobyl.Si vous appliquez la norme utilisée pour l'évacuation à Tchernobyl, la plus grande partie du centre-ville tomberait en zone d'évacuation obligatoire, d'où les habitants seraient forcés de partir. C'est dans ce dangereux niveau de contamination que les enfants restent à l'école.

En tant qu' avocat j'ai eu l'idée d'entreprendre une action pour forcer le gouvernement local de la ville de Koriyama à évacuer les enfants scolarisés vers la zone sous les 1 mS/an de radioactivité aérienne. La procédure judiciaire prend du temps, alors que la situation économique des parents de ces enfants ne leur permet pas de les évacuer par leurs propres moyens. On signale également que les enfants qui mangent un repas apporté de la maison plutôt que celui de l'école sont rudoyés par leurs camarades. De plus, certains chercheurs ont découvert que les niveaux de radiations indiqués par les équipements de surveillance mis en place par le gouvernement sont typiquement inférieurs de moitié à ceux auxquels les gens sont exposés. Nous serions très heureux de partager les éléments de preuve de cela au cas où cela vous intéresse.

Pour savoir quel genre de trucage de données à lieu, observez s'il vous plait l'image suivante. Vous voyez deux appareils de surveillance côte à côte. Il y a près de 500 postes de contrôle dans les écoles et les parcs de Fukushima, et vous voyez deux appareils de contrôle l'un près de l'autre comme sur cette photo. Celui sur la gauche est l'équipement utilisé actuellement. Celui à droite était utilisé auparavant et aboli par le gouvernement Japonais, car il répondait au standard international en usage avant qu'il ne commence à imposer sa propre norme de mesure de la radioactivité aérienne. Le contrat avec la compagnie qui fournissait la machine de droite a été interrompu. Les mesures par le type d'appareil de droite sont de 40% plus élevées. C'est un parfait exemple de comment le gouvernement essaye de sous-estimer la contamination causée par l'accident. Le gouvernement a également conscré un budget énorme au nettoyage des abords des postes de contrôle officiels.

Permettez-moi de parler à présent de l'état de santé actuel des enfants de Fukushima. Le 11 Septembre, les examens de la thyroïde ont trouvé des anomalies telles que des nodules ou kystes chez 43% des 42.000 enfants testés. Le chiffres chez les filles sont pires. 54% des filles âgées de 6 à 10 ans présentent des anomalies, et 55% des 11 à 15 ans. De plus, nous avons découvert en Septembre qu'un enfant souffrait d'un cancer de la thyroïde. Cependant, le gouvernement refuse de lier ces symptômes à l'accident. 

Après le désastre de Fukushima, le gouvernement Japonais a mis nombre de politiques en vigueur. Apparemment, ils ne parlent que des reconstructions de la région basées sur la décontamination. Pourtant, il a déjà été prouvé à Tchernobyl que la décontamination n'est pas efficace. C'est presque comme si à chaque fois que le gouvernement Japonais évoque le mot "reconstruction", cela signifiait en fin de compte l'emprisonnement des victimes sinistrées dans les zones fortement contaminées pour des raisons économiques. Beaucoup des travailleurs du site de Fukushima Daiichi viennent de la préfecture de Fukushima, et doivent travailler pour une pyramide de sous-traitants. Cela pourrait désigner un esclavage économique. Bien sûr, je souhaite assurément que ce ne soit qu'une crainte sans fondement.

Le gouvernement Japonais n'assume pas la responsabilité des évacuations volontaires. Cela signifie pour les habitants que le gouvernement ne paiera pas si vous décidez de partir. Le résultat de cette politique, c'est que ceux qui ne peuvent se permettre de tout laisser derrière eux et de repartir de zéro n'ont d'autre choix que de rester dans des régions fortement contaminées, quels que soient leurs souhaits. Le gouvernement japonais devrait assumer ses responsabilités morales et juridiques quant à  l'évacuation de ceux qui vivent encore dans les régions fortement contaminées, en particulier les enfants.

Donc que pouvons-nous faire ? La réponse est simple. Nous devons immédiatement évacuer les gens, spécialement les enfants, en dehors des zones de forte radioactivité. Pourquoi cela doit-il être fait immédiatement ? Tchernobyl a souffert de 980.000 victimes, malgré sa norme d'évacuation acceptée par la communauté internationale. Ce n'était pas à cause d'une norme inadaptée, mais plutôt parce qu'elle a été appliquée 5 ans après l'accident. Pour beaucoup, c'était trop tard. C'est pourquoi nous devons déplacer les enfants hors de la contamination radioactive maintenant !!!

J'espère que vous avez envie maintenant de rejoindre les forces pour protéger les droits de l'homme à Fukushima. Merci beaucoup de votre attention."

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"Dear distinguished delegates,

Today, together with my friends, I am here to ask you to think about the people, especially the children, who are trapped in the high radiation areas in Japan after the nuclear accident at the Fukushima Daiichi plant. Today, I am hear to request you to take a significant step as the UN Human Rights Council to rescue these trapped people. They are living in the zone that has equivalent or higher level of the radiation contamination compared to the evacuated zones around the Chernobyl Nuclear Plant.

The health effects of radioactivity is well-established. As Dr. Fernex has been presented to you, the radioactivity will cause problems not only in your health, but also in the health of your descendents.

You also heard the actual suffering of the local people who had to escape to far away location in such a big hurry in Mr. Idogawa's speech. He can also talk a lot about the feelings of the evacuees and his own feeling as the leader of this group of people who had to experience extraordinary circumstances.

I characterize the response of our government with the following three key concepts. First, they have always been extremely selective in their release of necessary information. Second, they play down the effect of the accident. Third, they raised the standard of nuclear safety at their convenience.

25 years prior to the Fukushima nuclear accident, there was the Chernobyl accident. This is something the most relevant to compare with. What did we learn from the experience of Chernobyl?

When the Chernobyl accident happened, the Soviet government did not provide iodine tablets to its people. This caused thyroid cancers in children. Likewise the Japanese government did not provide with iodine tablets, either. One town even instructed to collect the tablets they once distrubuted.Now we are finding an unusually high rate of thyroid abnormalities among Fukushima children. There is already a reported case of one child who has been diagnosed with thyroid cancer.

Japanese government changed the legal allowance of radiation exposure from 1 mSv/yr to 20 mSv/yr to prevent designation of wider mandatory evacuation zone. The same mistake had already been made by Soviet Union 25 years before in order to prevent the school children's evacuation.

The Japanese government selectively hid the crucial information in order to play down the accident. This includes the detailed simulation done by a state-of-the-art system called SPEEDI, which is based on the measurement of the data points next to each other, having the local geography and the weather condition of the time of the accident into consideration. They also repeatedly told the public that “there will be no immediate effect on health”. The Japanese government still withhold certain critical information even today.

The Yablokov-Nesterenko report based on 5,000 papers written mainly in Belarusian, Ukrainian and Russian provides an analysis that more than 980,000 people lost lives as a result of the accident. The population density in Fukushima is 15 times higher than that of the regions around Chernobyl. The number of people in Fukushima in the areas with contamination levels equivalent to Chernobyl is also much larger. Therefore, it is not hard to imagine that the loss of life in Fukushima will be significantly high.

Let me take an example of Koriyama City where I am currently representing 14 children in the Collective Evacuation Trial. It is known that the children are more affected by radioactivity than adults.

Please take a look at this map of Koriyama City, which is 60km from the Nuclear Plants. The numbers are the airborne radiation readings and the level of soil contamination measured in August last year. The red dots on this map indicate the equivalent radiation level of mandatory evacuation zone around Chernobyl. If you apply the evacuation standard used in Chernobyl, most of the central part of the city would fall under the mandatory evacuation area, where the residents would be required to move out. It is in this level of dangerous contamination that the children remain and attend school.

As a lawyer I came up with the idea to take an action to force the local government of the city of Koriyama to evacuate the school children to the area under 1 mSv/yr airborne radiation level. The court procedure takes time, while the economic situations of the children's parents don't allow them to privately evacuate the childen. It is also reported that the children who eat the lunch from home rather than the school lunch are bullied by the peers. Furthermore, some researchers have found out that the radiation readings from the monitoring equipment set up by the government are typically half the dose of the people are exposed to. We would be very happy to share the evidence of this in case you are interested in.

In order to know what type of data fixing is going on, please take a look a the next picture. You see two monitoring devices side by side.

There are about 500 monitoring posts at schools and parks in Fukushima, and you see two monitoring devises next to each other like in this picture. The one on the left is the equipment currently used. The one the right was previously used and abolished by the Japanese government because the one on the right meets the international standard that was used before the Japanese government started imposing its own standard to measure the airborne radioactivity. The contract with the company that provided the machine on the right was terminated. The readings from the type of equipment on the right are up to 40 % higher. This is a perfect example of how the government is trying to understate the contamination caused by the accident. The government spend a huge budget cleaning the surrounding of the official monitoring posts too.

Let me now talk about the actual health condition of the children of Fukushima. On September 11, the thyroid examinations found abnormalities such as nodules or cysts in 43% out of 42,000 children tested. The numbers for the girls are worse. 54% of the girls from age 6 to 10 had these abnormalities, and 55% for age 11 to 15. What is more, we have discovered in September that one child had pediatric thyroid cancer. However, the government still refuses the linkage of these symptoms to the accident.   

After the Fukushima disaster, the Japanese government put numbers of policies into force. After the Fukushima disaster, the Japanese government put numbers of policies into force. Apparently, they are only talking about the reconstructions of the region based on decontamination. However, it was already proven in Chernobyl that decontamination is not effective. It is almost that whenever the Japanese government mentions the word “reconstruction“, it ultimately means emprisonment of the disaster victims in the highly contaminated areas for economic reasons. Many of the recovery workers at the Fukushima Daiichi site are from Fukushima Prefecture, who have to work under numerous layers of subcontractor. It may mean an economic slavery. Of course I would certainly wish that it is a groundless fear.

The Japanese government does not assume responsibility for voluntary evacuation. This means to the residents that the government will not pay if you decide to leave. As a result of this policy, those who cannot afford to leave everything behind and start from scratch have had no choice but to remain in highly contaminated regions regardless of their wishes. The Japanese government should fulfill its moral and legal responsibilities for the evacuation of those still living in highly contaminated regions, especially, the children.

So what can we do? The answer is simple. We should immediately evacuate the people, especially the children, out of the high radiation zones. Why does it have to be done immediately? Chernobyl suffered the casualties of 980,000 people, despite its internationally accepted evacuation standard. It was not because the standard was not adequate, but rather because it was implemented 5 years after the accident. For many, it was too late. This is why we must move the children out of the radioactive contamination now!!!

I hope you now feel like joining force to protect the human rights in Fukushima. Thank you very much for your attention."


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Fukushima - Que savaient-ils et quand ? - A. Gundersen 11.03.13 from Kna60 on Vimeo.