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lundi 23 février 2015

Energie, des économies à bon compte


(21'53'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (148 Mo)

Transcription  en français / en anglais

"Si l'on vous donnait 10 milliards, le prix d'une centrale nucléaire, construiriez-vous une nouvelle centrale, ou investiriez-vous dans les économies d'énergie ?" demande Arnie Gundersen. Son invitée Elisabeth Chant, experte en efficacité énergétique et économies d'énergie répond : "Pour moins du dixième de cette somme, j'amènerais l'ensemble du parc immobilier de l'état du Vermont à de très importantes économies d'énergie, y compris les logements à loyer modéré, jusque là négligés dans ce genre de plans d'action."

Voilà ce que j'aimerais entendre et lire plus souvent dans mon propre pays, la France. Voilà qui fait plaisir à lire, venant d'un pays réputé pour être parmi les plus gros gaspilleurs énergivores de la planète, les États-Unis. N'oublions pas toutefois que ce que l'on voit ici dans le Vermont est l’œuvre d'une association à but non lucratif... Pourtant, cela nous montre que vis-à-vis de certains de ces états, la France a encore et toujours quelques années de retard. Quand c'est Jacquot qui le chante, on peut s'en féliciter, mais là... you see what I mean.

Pendant ce temps-là, en France... notre ministre de l'environnement vante une nouvelle race de centrales nucléaires, le sénat retarde la diminution de la part du nucléaire dans  notre production et augmente même son quota, de manière à pouvoir lancer l'EPR de Flamanville sans pour autant fermer une ancienne centrale, et notre président chante les louanges de notre force de dissuasion nucléaire...

Pendant ce temps-là, un collègue m'expliquait il y a peu qu'ayant fait construire une maison récemment, il avait renoncé rapidement aux possibilités d'équipements solaires. Sa maison ayant un toit plat, il ne bénéficiait de pratiquement aucune aide par rapport à une maison avec un toit à pentes conventionnel. Cherchez l'erreur...

Certes, il y a aussi en France des programmes d'aide favorables aux économies d'énergie, comme "Habiter mieux" de l'Anah, l'Agence nationale de l'habitat que vient de me signaler une lectrice. Voyez également, entre autres, le site du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie dédié aux économies d'énergie, et celui de l'ADEME. Je vous laisse chercher pour la suite, et comme expliqué dans la vidéo, ne négligez pas vos instances locales, vos mairies et préfectures.

Il est question dans la vidéo d'éclairage à basse consommation. Voilà à mon sens une avancée spectaculaire, en terme de consommation électrique. Chez moi, à part quelques rares lampes d'utilisation exceptionnelle, tous mes éclairages sont à basse consommation. J'ai commencé voilà longtemps déjà par des ampoules fluo compactes, et dernièrement je suis passé aux ampoules à LEDs pour toutes celles qui servent le plus fréquemment : cuisine, bureau, chambre, etc. Par rapport aux lampes à incandescence, la différence est bluffante, une consommation électrique divisée au moins par 10 ! Et les LEDs par rapport aux fluos apportent encore des avantages : moins nocives au niveau de leur fabrication et recyclage, ainsi que par leur absence de rayonnements électromagnétiques émis, et à mon goût un meilleur éclairage. Que ce soit dans une lampe de bureau ou dans une linolite de salle de bain, avec pourtant une "puissance équivalente" inférieure, ça éclaire au moins aussi bien, voir mieux. Bref, 6W à LEDs font mieux que 60W à incandescence, WOW !

Maintenant, il faut voir les choses en face. A raison d'une quinzaine d'euros la lampe à LEDs, et avec un kW/h au tarif de base de 0,144 €, il faudra qu'elle fonctionne pendant plus de 1.700 heures pour la rembourser par rapport à la consommation d'une ampoule traditionnelle de 60W. A 5 heures d'utilisation par jour, cela fait environ 1 an. N'espérez donc pas amortir votre investissement éclairage presque immédiatement.

D'après un électricien au boulot à qui j'ai posé la question dernièrement, l'éclairage représente environ 17% de la consommation électrique en France. Je n'ai pas le courage de chercher des détails à ce propos, ni quel serait l'impact sur la production électronucléaire française si la majorité des ménages divisaient leur consommation éclairage par 10. Mais zut, arriver à diviser par 10 son besoin d'électricité sur un des postes de consommation, ça n'est déjà pas rien ! Et puis il faut bien commencer quelque part, même à bien petite échelle, même si ça n'est pas (égoïstement) super-rentable à court terme. Je me dis que même si plus de 75% de cette électricité non consommée, ça ne fait pas lourd, c'est toujours autant que le nucléaire-cocorico (avec la crête en berne et les deux pattes dans la M**** sur son tas de fumier) ne produira PAS !

Et il faut passer le message aux parents, aux amis. Je pense spécialement à nos ainés, aux personnes âgées. Chez ma mère par exemple, octogénaire ayant une sainte horreur du gaspillage et qui continue méticuleusement (par déformation professionnelle d'ancienne comptable) de vérifier tous ses comptes et factures, pas l'ombre d'une ampoule basse consommation. Tout brille par incandescence. C'est "de son époque"... Vous voulez faire des cadeaux utiles, de l'individu jusqu'à la planète ? Offrez des ampoules à LEDs !  :)

Il est également question dans la vidéo de "multiprise esclave" ou maître-esclave, ou encore coupe-veille (Si vous ne connaissez pas ce genre d'équipement, voyez par exemple ici ou ). Par expérience personnelle, je dirais que ce genre de matériel n'est pas infaillible. J'en utilise une depuis des années sur mon PC principal, et malheureusement depuis un changement d'unité centrale, elle a perdu son "intelligence" et se comporte donc comme un bloc multiprise ordinaire : les prises esclaves sont toujours sous tension, même si le PC branché sur la prise maître est éteint. Le problème ne vient pas d'une panne, mais en fait de l'unité centrale elle-même. Comme on dirait chez Microsoft, "Ce n'est pas un bug, c'est une fonctionnalité !" En effet, certaines unité centrales, même éteintes, consomment toujours un très faible courant car certains circuits électroniques sont toujours actifs, pour permettre par exemple de sortir le PC de veille par action sur une touche du clavier ou de la souris. Si par malheur votre prise intelligente est suffisamment sensible pour détecter ce faible courant, elle considérera que le PC est toujours en marche, et donc la coupure automatique des prises esclaves ne fonctionnera pas. Méfiez-vous donc si vous souhaitez vous équiper de ce genre d'appareil.

Toutefois, il y a des solutions de secours. La plus simple, le classique bloc multiprises équipé d'un interrupteur manuel intégré, pas très esthétique ni discret car il doit rester visible et accessible. Mais moyennant un peu de bricolage et quelques euros de matériel, on peut aussi se confectionner un interrupteur déporté, à intercaler dans le circuit avant votre multiprise. Le principe est très simple. Une prise mâle, une prise femelle, un peu de câble électrique, un domino et un interrupteur genre lampe de chevet, et le tour est joué. Voici le schéma, et à quoi ça peut ressembler :










Deux points sont importants : 1) la section du câble électrique, ne pas dépasser 7 ampères soit ~ 1500 watts par mm² de cuivre, pour une longueur inférieure à 10m. Et 2) l'ampérage admissible par l'interrupteur. Ce genre de petit interrupteur en principe destiné à commander une lampe de faible puissance est limité à ~ 2 ampères, soit ~ 450W. Cela laisse quand même la possibilité de commander plusieurs périphériques pas trop gourmands. Vous en aurez pour une douzaine d'euros de fournitures, comptez donc sur une durée d'amortissement d'un ou deux ans, suivant les appareils qui ne resteront plus inutilement en veille grâce à ce genre de montage. Bon bricolage :)

Une dernière remarque concernant vos écrans, téléviseurs ou ordinateurs. La majorité des constructeurs règlent par défaut leur luminosité à une valeur entre 75 à 100 %. A moins de les utiliser dans un environnement très lumineux, baissez donc ce réglage, la plupart des écrans sont tout-à-fait utilisables à 30 % de luminosité, voir moins. Si l'on prend l'exemple d'un écran Dell de 27 pouces à rétroéclairage par néons, le fait de baisser sa luminosité de 100 à 30 % fait passer sa consommation de 100 à 72 W. En imaginant que cet écran reste allumé 7 h par jour, vous économiseriez ainsi environ 70 kW/h par an, soit 10 €. Pas énorme, au niveau individuel. Mais si on multiplie par quelques centaines de milliers ou millions d'écrans ? Nous sommes tous des graines de colibris !

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Sources :
Vidéo, article, et transcription en anglais sur le site de Fairewinds : A Cheaper Way to Save


lundi 9 février 2015

Sécurité nucléaire : dans les faits, des défaillances critiques

(9'52'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (68 Mo)

Transcription  en français / en anglais

Arnie Gundersen aborde dans cette première vidéo les systèmes de confinement équipant les centrales nucléaires comme celle de Fukushima Daiichi, destinés à empêcher toute fuite de matières radioactives vers l'extérieur en cas d'accident. Voilà 50 ans de cela, ces systèmes ont été jugés suffisamment robustes par la commission de régulation du nucléaire américaine, sur la base de considérations financières, afin de ne pas mettre en péril l'industrie du nucléaire civil naissante. (Voyez à ce propos cette vidéo)

Il est question ici de 6 niveaux de protection différents comparés à des dominos, depuis les pastilles de combustible nucléaire en passant par les gaines métalliques qui les entourent, la cuve du réacteur, son système de refroidissement du cœur, jusqu'à l'enceinte de confinement qui englobe le tout, rempart ultime avec l'extérieur, le cinquième domino. Malheureusement, comme avec le jeu du même nom, la chute d'un domino entraîne celle des autres, et c'est précisément ce qui s'est produit à Fukushima Daiichi.


De plus, nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec la gravité et la durée des rejets radioactifs libérés dans un premier temps dans l'air, par les défaillances cumulées de ces remparts de sécurité, d'une importance pourtant critique pour la protection des vies humaines.

Des chercheurs de l'Agence japonaise de l'énergie atomique, la JAEA, auraient en effet découvert récemment que si après le séisme et le tsunami, tout le monde s'est focalisé sur les 4 ou 5 jours qui ont suivi, où TEPCO ne parvenait pas à empêcher la fusion des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3, cette période ne représente en fait que 25% des émissions radioactives aériennes globales. Les 75% restants ont été libérés lors des jours suivants.


(5'52'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (41 Mo)

Transcription  en français / en anglais

Cette seconde vidéo compile deux extraits d'émissions de la chaîne NHK à propos de cette découverte, et présente une possible explication, à travers les résultats d'une expérience mandatée par la chaîne : l'eau de refroidissement injectée en urgence dans les premiers temps par des véhicules d'incendie, au lieu d'empêcher la fusion des réacteurs et la libération de quantités significatives de matières radioactives, semble en fait les avoir favorisées et entretenues !

Quant au sixième et dernier domino, il représente les plans et procédures d'évacuation permettant de protéger les populations lorsqu'on ne peut plus empêcher la pollution radioactive de se répandre à l'extérieur, édictées par l'industrie nucléaire et le gouvernement. Dramatiquement, elles se sont également avérés inefficaces, mettant en danger à plus ou moins long terme la vie de milliers et certainement de millions de personnes.


À ce propos, voici une vidéo de Cécile Asanuma-Brice, chercheur associée au laboratoire du CLERSE à l'université de Lille et au centre de recherche de la Maison Franco-Japonaise de Tokyo où elle vit depuis 15 ans. Elle est spécialisée dans le domaine de la sociologie urbaine, et s'est intéressée à l'étude des politiques de relogement et de déplacements de populations suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Elle nous explique ici comment ces populations ont été mises en péril au lieu d'être protégés.


(28'24'' Fr) - Télécharger la vidéo (160 Mo)


Voici également un article de sa main sur le même thème, qui a été publié dans la revue Diplomatie de septembre 2014 : "De la gestion des flux migratoires par un État nucléariste dans un contexte de catastrophe nucléaire"




Vous pouvez également suivre ce lien vers un autre article similaire de Mme Asanuma-Brice, mais qui a l'avantage d'être proposé en version japonaise, française et anglaise. (Faites défiler la page pour accéder au français puis à l'anglais) : Au-delà du réel –ou- Quand le concept participe de la création d’un espace idéal illusoire : de la gestion des flux migratoires par un Etat nucléariste dans un contexte de catastrophe nucléaire 


Et pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur les conséquences sanitaires des accidents nucléaires, en particulier pour les enfants, je les invite à consulter cet article où Michel Philips, pédiatre, nous présente la synthèse qu'il a rédigée, avec de nombreuses références en français : Effets des accidents nucléaires sur les enfants. Synthèse.
 
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Et en France, qu'en est-il ?

Selon André-Claude Lacoste, ancien président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, "personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d'accident nucléaire en France". Quant à Bernard Laponche, polytechnicien et physicien nucléaire, il est formel : "Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe." Voyez cet intéressant article où il s'en explique. (Les méthodes de calcul employées ont toutefois été critiquées par certains scientifiques)

Le 21 janvier dernier, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a publié sur son site Internet une courte note. On y apprend qu’aucun réacteur nucléaire en France ne possède une cuve assez robuste pour résister à la fusion rapide du combustible, et que cette faiblesse structurelle pourrait entraîner des rejets radioactifs massifs dans l’environnement. Rassurant n'est-ce pas, au pays de l'infaillibilité et de l'excellence nucléaire... Voici le document de l'IRSN :





Pour en savoir plus, consultez cet article du Journal de l’Énergie.
Et pour les plans d'évacuation en cas d'accident nucléaire ? Pas mieux...
Voici un article publié par le Journal La Montagne, le 04 février dernier :




Nos voisins Belges seraient-ils mieux lotis ?

On peut en douter. Dernièrement, ce sont plus de 16.000 microfissures qui ont été détectées dans les cuves de deux réacteurs Belges à Doel et Tihange, par rapport aux 10.000 initialement annoncées. Soit quand même une augmentation de plus de 37% ! Voyez cet article et celui-ci, et à propos de la fragilité des cuves de réacteurs, cette vidéo de Gundersen.

Et pour les évacuations, les Belges sont-ils mieux protégés en cas de pépin ? Pour en avoir une idée, vous pouvez consulter ce rapport de l'ACRO, réalisé pour Greenpeace Belgique :




Autre rapport de l'ACRO sur les enseignements de Fukushima, en matière de plans d'urgences et d'évacuations, pour Greenpeace International :




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Pour finir, j'aimerais vous amener à réfléchir sur la question suivante : comment l'industrie du nucléaire et les décideurs politiques qui la soutiennent de par le monde osent-ils encore parler de l'énergie nucléaire comme d'une solution d'avenir, sûre et durable ? Ne nous prendraient-ils pas depuis des décennies pour de parfaits imbéciles, tout juste bons à les financer et à les élire ou réélire ?

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Sources :
Vidéo, article, transcription et documents originaux en anglais sur le site de Fairewinds : Nuclear Containment Risk
Vidéos NHK :
Fukushima News 12/21/14: Radiation Timeline Revelations
Jan. 30, 2015, New Findings on Fallout
Le Journal de l'Energie - Sûreté nucléaire : des failles clairement identifiées
Article de La Montagne : La france, pays du nucléaire, semble insuffisamment préparée à un accident
Vivre après Fukushima : Enfants; Conséquences des accidents nucléaires.
ACRO : Insuffisances des plans d'urgence belges
ACRO : Synthèses et rapports d'études
Peter Paul and Mary, Where Have All The Flowers Gone
Traductions, éditions et sous-titrages par mes soins.

mardi 3 février 2015

Nucléaire, une solution durable et sûre ? - A. Gundersen 08.2014

(22'05'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (154 Mo)


Transcriptions au format PDF en français / en anglais
(Avertissement : Ceci est le fruit d'un travail bénévole et amateur, et ne constitue pas une publication officielle des auteurs originaux mentionnés ci-dessous, qui ne l'ont pas vérifié – validé.)
(Disclaimer: This is the result of a volunteer and amateur work, and does not constitute an official publication of the original authors mentioned below, which have not checked - validated it.)


En août 2014, Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education a été invité à s'exprimer sur le thème de l'énergie lors d'une conférence suivie par plus de 1.600 chiropraticiens près de San Francisco. Étant destinée à des personnes non-averties, le propos est simple d'accès, et s'il ne comporte pas de "nouvelles révélations inédites", il a le mérite d'aborder 4 grands thèmes couvrant certains problèmes majeurs de l'énergie nucléaire :

  • Les accidents nucléaires sont bien plus fréquents que promis.
    D'un accident tous les 2.500 ans selon les prédictions officielles, donc jamais à l'échelle d'une vie humaine, on passe à un accident grave tous les 7 ans en moyenne selon l'historique des catastrophes nucléaires déjà survenues.
     
  • La gravité des accidents augmente avec le temps, au lieu de diminuer comme pourrait le laisser supposer l'expérience acquise et les progrès technologiques réalisés.
    - Three Mile Island : fusion partielle du cœur, contenue dans l'enceinte du réacteur.
    - Tchernobyl : fusion totale du cœur, n'ayant pas atteint la nappe phréatique.
    - Fukushima : fusion totale du cœur de 3 réacteurs, en contact direct avec les eaux souterraines et l'océan.
     
  • Bien que toujours très sérieux et non-totalement maîtrisé presque 4 ans plus tard, l'accident nucléaire de Fukushima aurait pu être encore bien pire. Seuls la chance et le courage des hommes alors présents sur les sites touchés par la catastrophe naturelle ont évité la destruction du Japon et la pollution radioactive de tout l'hémisphère Nord.
     
  • L'histoire le montre, les radiations ne connaissent pas de frontières.
    Si les rejets radioactifs libérés lors de l'accident de Three Mile Island sont restés dans un périmètre relativement restreint grâce à des conditions météorologiques clémentes, la catastrophe de Tchernobyl a largement et sérieusement pollué certains pays européens, dont certains comme l'Allemagne l'Angleterre et la Suède subissent toujours presque 30 ans plus tard certaines restrictions alimentaires. Quant au désastre de Fukushima, des micro-particules chaudes de combustible nucléaire très radioactif ont été rapidement détectées jusqu'aux États-Unis, et comme celui de Tchernobyl, son panache radioactif a déjà fait plusieurs fois le tour de l'hémisphère Nord. Probablement plus grave encore, la contamination de l'océan Pacifique entier ne fait que s'aggraver chaque jour un peu plus à cause des centaines de tonnes d'eau qui se retrouvent en contact direct avec les cœurs des 3 réacteurs fondus, avant de se mélanger à la nappe phréatique et de finir dans le Pacifique.

Sources :
Article, vidéo, transcription, diaporama originaux en anglais et traduction japonaise sur le site de Fairewinds :
The WAVE Conference


dimanche 25 janvier 2015

Nucléaire, chute des Français en tête du peloton

(40'05'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (274 Mo)

Transcriptions au format PDF en français / en anglais
(Avertissement : Ceci est le fruit d'un travail bénévole et amateur, et ne constitue pas une publication officielle des auteurs originaux mentionnés ci-dessous, qui ne l'ont pas vérifié – validé.)
(Disclaimer: This is the result of a volunteer and amateur work, and does not constitute an official publication of the original authors mentioned below, which have not checked - validated it.)

Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education interview Mycle Schneider sur le devenir du nucléaire français. Mycle Schneider est lauréat du prix Nobel alternatif pour ses travaux sur le plutonium et consultant indépendant dans le domaine de l'énergie au niveau international depuis plusieurs dizaines d'années. C'est donc cette fois du nucléaire français dont il est question, de la vision qu'en ont les Américains, et des difficultés que rencontrent actuellement EDF et AREVA.
 

Suffit-il de s'en réjouir comme d'un épisode de la mort lente et annoncée du nucléaire, ou cela représente-t-il une menace majeure en termes de gestion sécuritaire des installations et des milliers de tonnes de déchets nucléaires existants ? Quels dangers représentent les survols de centrales françaises par des drones non identifiés ces derniers mois ? Quel est l'avenir du nucléaire français, au milieu de l'essor des énergies renouvelables, de l'amélioration de l'efficience énergétique, de la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique français de 80 à 50% à l'horizon 2025, et de la prétendue nécessité de bâtir des centrales d'un nouveau type pour remplacer celles arrivant en fin de vie vers cette période, annoncée tout dernièrement par Ségolène Royal , notre "ministre de l'écologie" ? Autant de thèmes qui sont abordés dans cette intéressante vidéo.

Documents relatifs, malheureusement uniquement disponibles en anglais : 

Voici également sur le même sujet et cette fois en français un rapport de M. Schneider, commandité par le Groupe des VERTS/ALE au Parlement Européen, datant de décembre 2008. D'après son auteur, il n'est plus d'actualité sur de nombreux points, et demanderait beaucoup de travail pour être actualisé. Sachant cela, je pense que c'est tout de même une ressource intéressante :

Sources :
Article, vidéo, transcription et documents originaux en anglais sur le site de Fairewinds :
French Nuclear Cycle Crash


dimanche 11 janvier 2015

Fissures nucléaires - A. Gundersen 18.12.14


(3'57'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (46 Mo)

Transcriptions au format PDF en français / en anglais

Arnie gundersen nous montre ici à l'aide d'une expérience simple l'effet de fragilisation dont souffrent les cuves de tous les réacteurs nucléaire du monde. Sous l'effet du bombardement intense de neutrons qui les frappent, l'acier qui les compose devient aussi fragile que du verre aux chocs thermiques.  C'est précisément ce qui se passerait si lors d'un accident nucléaire, on devait injecter en urgence de l'eau froide dans la cuve en guise de refroidissement de secours.

Le réacteur de Palisades dans l'état du Michigan aux États-Unis est le plus dangereux de la planète à ce niveau, mais le gendarme du nucléaire américain préfère ne pas analyser l'acier de sa cuve, pour pouvoir continuer à y produire de l'électricité et des bénéfices...

Sources :
Vidéo, transcription et documents originaux en anglais sur le site de Fairewinds :
http://www.fairewinds.org/nuclear-crack/#sthash.z19d0RAd.whRtiiWK.dpbs

dimanche 13 octobre 2013

Visite de Fukushima Daiichi - A. Gundersen 03.10.2013

Recevant de nombreuses questions sur la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, Arnie Gundersen, ingénieur en chef de Fairewinds, nous propose une visite du site en vidéo, combinant images satellite, animations 3D et photographies.

Nous aurons ainsi une vision du site depuis la construction de la première unité, Daiichi 1, jusqu'aux 2 bâtiments les plus récents des unités 5 et 6. Nous verrons que dès la conception de la première unité en 1965, qui servira de modèle à ses trois voisines construites par la suite, les décisions maîtresses prises par les ingénieurs des sociétés General Electric et EBASCO, basées en premier lieu sur des considérations financières de réduction des coûts, scelleront dans le béton le sort du site et de la nation Japonaise entière, plus de 45 ans plus tard.


(21'34'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (150 Mo)

La visite commencera par le parc des citernes de stockage de l'eau contaminée, qui ne cesse de s'étendre. Là encore, des critères de prix de revient, commodément justifiés par des impératifs de délais de fabrication, grèvent lourdement la fiabilité des solutions retenues, et causent les problèmes de fuites de certains de ces réservoirs, détectées ces dernières semaines et mois.

Transcription en anglais / en français

(Aux dernières nouvelles, près de 150 réservoirs du modèle incriminé, prévu pour durer 5 ans, ne tiendront probablement pas leurs promesses avant de se mettre eux aussi à relâcher leur contenu fortement radioactif dans l'environnement.)
Nous irons ensuite faire le tour de chaque unité et bâtiment réacteur, en abordant les problèmes posés par les avaries qu'ils ont subies, les carences qui les ont causées et l'état plus ou moins précaire et instable dans lequel ils se trouvent. Les bâtiments turbines et la zone côtière où se trouvaient les pompes de refroidissement anéanties par le tsunami seront également abordées.
Il sera ensuite question des projets de TEPCO quant au "mur de glace", destiné à isoler les sous-sols des bâtiments du reste du site. Malheureusement, n'ayant jamais été expérimenté à aussi grande échelle, sont efficacité n'est absolument pas garantie. Gundersen reviendra également sur son projet de tranchée remplie de zéolite au-dessus des bâtiments, qui aurait permis de rejeter les eaux souterraines directement dans l'océan alors qu'elles n'étaient pas encore contaminées.
La visite se terminera par les plus jeunes unités du site, Daiichi 5 et 6, bâties plus haut et plus loin de l'océan, aveu silencieux des défauts de conception et de réalisation de leurs ainées.

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Pour complément d'information, voici une autre vidéo en deux parties de 13 minutes, que j'ai sous-titré voici 2 ans. Elle relate la construction de la centrale de Fukushima Daiichi, commencée en 1966.


(Partie 1, 13'26", Jp st Fr)


(Partie 2, 13'36", Jp st Fr) - Télécharger la vidéo complète (184 Mo)


Comme le dit Gundersen dans une autre de ses productions que j'espère aborder également,
"Construction et catastrophe, plus de 40 bonnes années séparent ces deux évènements. Et une seule très mauvaise journée."

Sources & crédits :
Transcription anglaise par Fairewinds, traduction par mes soins.
Traduction et sous-titrage de la vidéo par mes soins.
Fairewinds Energy Education : Tour of Fukushima Daiichi
Fukushima Diary : Nearly half of 350 contaminated water tanks can’t even last for 5 years
Science Film Museum
http://www.youtube.com/user/borrrden/videos

dimanche 5 mai 2013

Fukushima : que savaient-ils, et quand ? Arnie Gundersen - 11.03.2013

Arnie Gundersen est ingénieur nucléaire, Ingénieur en Chef de Fairewinds, une société fondée par sa femme Maggie Gundersen, qui propose recherches, analyses et services parajuridiques sur les problématiques de l'environnement et de l'énergie. En tant qu'ingénieur indépendant expert en sécurité nucléaire, avec de nombreuses années d'expérience en ingénierie et management dans l'industrie nucléaire, Arnie est maintenant devenu "whistleblower", lanceur d'alertes, et fournit son témoignage sur le fonctionnement du nucléaire, la fiabilité et la sécurité des installations, et les problèmes liés à la radioactivité à NRC [Commission de Régulation du Nucléaire], aux législatures du Congrès et de l'État, aux organismes et fonctionnaires gouvernementaux aux États-Unis, au Canada ainsi qu'à l'étranger. Il a ainsi été l'un des experts de l'enquête officielle suite à l'accident de Three Mile Island.

Arnie Gundersen a été un chef de file au niveau mondial quant à l'impact de la catastrophe nucléaire de Fukushima.


(31'21'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (211 Mo)

Il détaille ici ce que l'on savait de longue date, depuis plus de 40 ans et les débuts de l'essor de l'industrie nucléaire aux États Unis sur la dangerosité du modèle de réacteur BWR Mark 1 de General Electric, et ce que montrait un siècle d'histoire du Japon à propos de la puissance dévastatrice des tsunamis.
Tout cela rendait une catastrophe comme celle de Fukushima éminemment prévisible. Mais dans les années 60 le gouvernement Américain s'est montré incapable de résister au chantage de GE et d'éliminer ce modèle de réacteur défectueux, de peur de mettre en danger l'avenir de l'énergie nucléaire. Par lâcheté, soif de puissance et appât du gain, il a été choisi d'ignorer le danger et d'éviter des ennuis dans l'immédiat, ne faisant que reculer la survenue d'un désastre plus que probable. Un vingtaine de réacteurs identiques à ceux de Fukushima Daiichi sont toujours en exploitation de nos jours aux États Unis, et le lobby pro-nucléaire fait tout ce qu'il peut pour en prolonger l'existence et éviter d'y dépenser de l'argent pour satisfaire aux nouvelles "normes de sécurité" issues des enseignements de Fukushima.

Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales et environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.

Téléchargements :
Diaporama original en anglais / Original slideshow
Diaporama en français
Transcription en anglais / Original transcript ▷
Transcription en français

Sources et crédits :
Vidéo Fairewinds originale
Transcription & traductions par les traducteurs bénévoles des Veilleurs de Fukushima et les good guys de Afaz.at,
Merci à Mali Lightfoot de la Fondation Caldicott, et à l'équipe de Fairewinds


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Voici d'autres vidéos d'Arnie Gundersen, qui complètent celle ci-dessus à propos des divers sujets évoqués lors de ce disours :

A. Gundersen, comment les barres de combustible ont cassé et fondu à Fukushima - 10.04.2011

(4'33'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (30 Mo)

A. Gundersen, particules chaudes de Fukushima au Japon & Etats-Unis - 31.10.2011

(6'12'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (42 Mo)

A. Gundersen, Accumulation d'hydrogène à Fukushima, comment & pourquoi - 16.11.2011

(6'22'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (42 Mo)

A. Gundersen - Conférence M. Kaltofen sur les particules chaudes - 09.12.2011

(19'27'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (133 Mo)

A. Gundersen - Nouveau défaut du confinement dans les réacteurs BWR Mark 1 - 06.02.2012

(9'26'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (63 Mo)

A. Gundersen, échantillons de sol de Tokyo = déchets nucléaires aux États Unis 25.03.2012

(4'26'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (29 Mo)


samedi 2 février 2013

Fairewinds victime d'une cyber-attaque

Il semblerait que les activités de Maggie et Arnie Gundersen ne plaisent pas à tout le monde !
Leur site Fairewinds Energy Education est en effet inaccessible depuis tôt dans la matinée de ce 1er Février (6h de moins pour nous, donc soirée de jeudi) :


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Traduction :

Le site web de Fairewinds subit une attaque.

Fairewinds est victime d' une cyber-attaque

Notez s'il vous plaît que cela a pu affecter notre capacité à recevoir des courriels

Depuis tôt ce matin le site Fairewinds Energy Education a été mis à mal par ce qui a maintenant été confirmé comme étant une attaque par déni de service distribué (DDoS). Ce type de cyber-attaque est similaire à celle qui a rendu le site wikileaks inutilisable pendant plusieurs jours en Août 2012. Alors que certains d'entre vous ont pu être en mesure d'accéder au site, beaucoup ne le pourrons pas. Nous vous tiendrons au courant dès que nous recevrons plus d'informations à ce sujet.

En attendant de recevoir des informations à jour s'il vous plaît suivez-nous sur Facebook et Twitter.

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Quelques mots sur ce type d'attaque par déni de service distribué, ou DDoS.
Le principe est simple : "écrouler" le service adverse, de manière à l'empêcher de fonctionner normalement et répondre aux demandes légitimes des visiteurs. Le plus souvent il s'agit de le noyer sous un flot énorme de requêtes auxquelles il ne pourra répondre ou qui le feront carrément planter, en exploitant diverses faiblesses de conception ou de configuration logicielles. Voilà pour le côté "déni de service". Distribué quant à lui indique que la machine cible est en fait attaquée de manière coordonnée par plusieurs centaines ou milliers de machines "zombies", contrôlées à distance par l'agresseur, et à l'insu de leur propriétaire. Il s'agit de véritable réseaux de machines compromises, d'ou le nom de "botnets". On obtient ainsi une puissance d'attaque considérable, en prenant le contrôle de simple machines grand public n'importe où dans le monde, qui sont souvent mal protégées donc bien plus vulnérables que quelques serveurs puissants mais beaucoup plus surveillés et difficilement exploitables.

Il faut savoir que le contrôle de ces botnets peut rapporter pas mal d'argent à leur "botmaster", et que leurs services peuvent se louer. Soit couramment pour mener des campagnes de diffusion de spams à grande échelle, soit comme ici dans un but offensif ciblé. La gamme des commanditaires et leur motivations peut donc être assez large : depuis divers arnaqueurs en mal de gogos et d'argent facile jusqu'à des services d'états, partis politiques ou multinationales, en passant par divers groupes d'hacktivistes et cybermilitants, ou fanatiques divers...

Souhaitons un prompt rétablissement à Fairewinds ..

Edit : Le site était de nouveau accessible dans la matinée du samedi 02 Février.
On se souviendra que le site de Gen4 avait également connu quelques problèmes en début Octobre de l'an dernier..


lundi 28 janvier 2013

Déchets nucléaires, un cadeau éternel

Nous avons déjà vu dans un documentaire précédent situé en Australie (Uranium, l'origine du mal) que les déchets issus de la filière nucléaire posent déjà de graves problèmes environnementaux et sanitaires dès les toutes premières étapes de cette industrie, c'est à dire l'extraction du minerai. Mais qu'en est-il de ces activités minières, dans notre pays cette fois ?



(1h47'28'' Fr) - Télécharger la vidéo (735 Mo)

Uranium, le scandale de la France contaminée
A part les riverains des anciens sites miniers, qui sait ou se souvient que la France a elle aussi pratiqué l'exploitation minière de l'uranium sur son propre sol, pendant des décennies ?
A voir ou à revoir, cette enquête de "Pièces à conviction" diffusée sur France 3 le 11 Février 2009, et qui dénonce la gestion par Areva de ses anciens sites miniers. En s’appuyant sur les travaux de la CRIIRAD et d’associations locales, elle révèle que depuis 1945, une quantité considérable de déchets issus des anciennes mines d’uranium a été abandonnée sans protection. Disséminés autour des sites, enfouis ou recyclés pour fabriquer des routes ou des remblais, près de 300 000 tonnes de stériles (matériaux trop faible en uranium pour donner lieu à une exploitation) ou de résidus radioactifs continuent, partout en France, à polluer l’environnement. Cette émission suscitera d'ailleurs des "réactions en chaîne" à travers le pays.

Hélas, l'ensemble des filières nucléaires, civiles et militaires, génèrent des effluents et pollutions dangereuses de la biosphère, y compris lors de leur fonctionnement "normal", lesquels se retrouvent volontairement ou accidentellement diluées dans l'environnement, et des déchets comme le combustible nucléaire, une fois qu'il est épuisé et recyclé ou stocké.



(30'48'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (164 Mo)

Le nucléaire, 70 ans de secret et de déchets
Le 2 Décembre 2012 a marqué les 70 ans de la première réaction nucléaire en chaîne auto-entretenue, créée par l'homme. Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education nous propose par ce podcast de revenir sur l'évolution du nucléaire depuis ces premiers pas, pour constater que depuis les origines, de nombreux problèmes sociétaux et environnementaux perdurent, et que des solutions fiables, toujours promises pour le lendemain, restent et probablement resteront hors de notre portée. Voilà encore de multiples occasions de constater l'incroyable irresponsabilité de nombre de nos dirigeants, qu'ils soient militaires, scientifiques ou politiques.



(33'37'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (230 Mo)

Déchets nucléaires, le cadeau éternel
Les humains peuvent-ils trouver un moyen sûr de stocker les déchets nucléaires ? Arnie Gundersen de Fairewinds et Margaret Harrington de CCTV essayent de répondre à cette question, et discutent du stockage à long terme des déchets nucléaires aux Etats-Unis et dans le monde. Il en ressort que partout dans le monde, le retraitement des combustibles nucléaires usagés s'est surtout révélé être une chimère (malgré les cocoricos mensongers de notre industrie nationale), et qu'il n'y a tout simplement pas de solution sûre pour garder ces matières hors de la biosphère pendant des centaines de milliers d'années. Pourtant, les partisans du nucléaire affirment qu'il est possible de stocker des déchets nucléaires pour toujours, alors que dans le même temps ils prétendent qu'il n'existe aucune technologie pour stocker l'électricité produite à partir d'énergie solaire ou éolienne pendant la nuit, jusqu'au lendemain !
L'exemple du site d'enfouissement de Yucca Mountain dans le Nevada, qui aurait dû recevoir le combustible usagé Américain, et dont le dossier est régulièrement qualifié de "torchon", est un bel exemple de gabegie politico-nucléaire.



(52'50'' Fr) - Télécharger la vidéo (363 Mo)

Nucléaire, un si long silence
Silence et mensonge ont toujours fait partie de la culture du nucléaire. Revenons presque 30 ans en arrière, via cette édition spéciale de l'émission Arrêt sur Images de France 5, diffusée le 25 Avril 1999, qui aborde les nombreux problèmes liés à la gestion des déchets nucléaires, transport et recyclage compris.

Comme on nous le répète depuis 60 ans, il n'y a pas de problèmes, tout va bien. Et si toutefois on voulait se pencher sur quelques problèmes gênants, bah, la solution, dans 100 ans, on l'aura trouvée !



(26'04'' Fr) - Télécharger la vidéo (177 Mo)

C'est pas sorcier, que faire des déchets nucléaires ?
Dans cet épisode de la célèbre série de France 3 de 2010, on nous dit que "L'avantage d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle ne produit pas de gaz à effet de serre. Un atout formidable pour lutter contre le changement climatique qui s'annonce... L'inconvénient d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle produit des déchets. Des déchets contaminés, dont certains resteront radioactifs pendant des milliers, voire des millions d'années ! Que faire de nos déchets nucléaires ? C'est la question que Fred et Jamy se sont posée. Que se passe-t-il quand des particules radioactives sont inhalées ou ingérées ? De 30 ans à un milliard d'années... combien de temps faut-il pour qu'un déchet cesse d'être radioactif ? Que fait-on des déchets les plus radioactifs ? Pourquoi a-t-on choisi d'enterrer certains déchets dans les couches géologiques profondes ? Qu'adviendra-t-il de ces déchets dans 4000 ans ? Dans 200 000 ans ?"



(26'18'' Fr) - Télécharger la vidéo (132 Mo)

C'est pas sorcier, les déchets nucléaires
C'est ce que l'on pourrait en effet penser au vu de cet autre épisode de Mars 2011, où Jamy et Fred nous présentent une vision somme toutes bon enfant et rassurante des choses. Mais comme à son habitude, elle a du moins le mérite d'être didactique, abordant au passage des notions de base sur la fission, la radioactivité et ses effets, la durée de vie des matières radioactives, etc.



(21'57'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (160 Mo)

Nucléaire déchets immédiats
Que faire des déchets nucléaires ? C'est également la question que pose cette émission de la série "Tell Quel" diffusée le 9 Mai 1978 par la Télévision Suisse Romande, qui enquête sur les politiques pratiquées sur ce point par la République Fédérale Allemande, la Suisse et la France. J'avoue avoir été assez stupéfait d'entendre le directeur d'alors du centre de la Hague présenter ses installations comme un centre de "régénération", et les comparer à une blanchisserie, "qui reçoit un vêtement sale, et doit le rendre propre à son client" !


(6'51", Fr)
Le nucléaire, une énergie renouvelable et recyclable
D'ailleurs, 30 ans plus tard, AREVA persiste et signe, via un clip d'Octobre 2009 qu'il a malheureusement retiré de sa chaîne désormais : "AREVA a fait le choix industriel du recyclage des combustibles nucléaires" Comment ça fonctionne ? Très simple, en assenant encore et toujours les mêmes mensonges :
"4% de déchets ultimes, 96% de matières recyclables" !




(1h38'22'' Fr) - Télécharger la vidéo (669 Mo)

Déchets, le cauchemar du nucléaire
Les déchets sont le talon d'Achille du nucléaire, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais qu'en connaissons-nous exactement ? Comment avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Qui décide ? Que ce soit en France, en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique de 2009 diffusée par Arte en Mars 2012 aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent lourd sur l'avenir de l'humanité.



(5'56'' Fr) - Télécharger la vidéo (47 Mo)


(4'39'' Sp + Fr) - Télécharger la vidéo (38 Mo)

L'énergie du désespoir...
Mais qu'importe, les ressorts et les leviers pour manipuler la population sont biens connus, et toujours identiques, basés sur les soucis quotidiens de tout un chacun, et la capacité d'oubli extraordinaire du commun des mortels.
Et pour acheter les populations et les consciences, quoi de mieux que de faire miroiter argent et emplois là où une installation nucléaire doit prendre place ? Les supporters y deviendrons souvent légion. Peu importe les conséquences, les dommages collatéraux, le risque encouru. Peu importe le long terme, les générations futures...  Parmi de nombreux autres, voici un exemple au Canada, et un autre en Espagne, de petits villages à l'agonie, dont les édiles et une bonne part de la population rêvent que l'hébergement d'un site de stockage de déchets radioactifs évite à leur communauté de décliner et disparaître. Et bien entendu, on assure à tous ces gens, en plus d'une prospérité retrouvée, que tout cela ne peut présenter aucun risque, en aucun cas... En tous cas, de l'avis de chômeurs du village Espagnol, "il vaut mieux mourir du nucléaire le ventre plein, que mourir de faim sans lui !" 

Quelle sera donc la solution finale, existera-t-elle un jour ?



(1h15'15'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (291 Mo)

Into Eternity - Onkalo
"Au Nord de la Finlande, Onkalo est la première installation de stockage de déchets nucléaires conçue pour durer 100.000 ans. S'adressant aux générations futures, ce documentaire de Michael Madsen en forme de film de science-fiction montre ces travaux gigantesques - cinq kilomètres de galeries plongeant 500 mètres sous terre - et pose la problématique de l'élimination des déchets radioactifs sous l'angle de la temporalité. Impliquant une responsabilité millénaire, celle-ci nous oblige à adopter une autre échelle de durée."

Mais quel crédit accorder finalement à ces sages paroles, quand on constate que sur tous les continents, tout ce qui importe ce sont les bénéfices immédiats, la rentabilité (quand ce n'est pas la survie) à court terme, et que les problèmes, "il sera bien temps d'y penser dans 100 ans, quand on sera plus intelligents et plus à même de les résoudre" ??


(19'52'' Fr) - Télécharger la vidéo (136 Mo)

Déchets radioactifs : peut-on les stocker sans danger ?
Je vous engage pour clore le thème d'Onkalo à visionner cette vidéo de Terre.tv, qui vous propose pour commencer un reportage sur le site de stockage de Soulaines en France, et surtout à partir de 16'30" une interview de Michael Madsen, à propos du projet Onkalo.
Écoutez ce qu'il pense finalement de ce projet, s'il fonctionne comme prévu...


(11'15'' Fr) - Télécharger la vidéo (75 Mo)

A Bure, le nucléaire touche le fond ... 
A la frontière entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne se situe le laboratoire souterrain de Bure, creusé à 490m sous terre. Son objectif ? Tester la roche et les moyens de confinement pour le stockage des déchets radioactifs de longue durée, de haute et moyenne activité.
L'Andra (Agence Nationale pour la Gestion des déchets radioactifs), qui est en charge du projet, l'assure : ce laboratoire n'accueillera aucun déchets radioactifs. Pourtant, ce qui ne devait rester qu'un projet expérimental pourrait bien déboucher sur le stockage effectif des déchets, à quelques kilomètres de l'actuel laboratoire...



L’ASN accuse Areva de "lacunes sérieuses" à La Hague
Pour la troisième fois en moins d’un an, l'usine de retraitement de déchets nucléaires Areva de Beaumont-Hague (Manche) a été mise en demeure par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En cause, ce lundi 28 janvier, Areva doit respecter la réglementation pour 60 équipements "dont certains contiennent des niveaux très élevés de radioactivité". 

Lire la suite sur le site de L'Usine Nouvelle

Pour aller plus loin :

L'ANDRA possède une chaîne Dailymotion, et a également investi tout récemment YouTube.
Vous y trouverez de nombreuses vidéos, comme par exemple :
 - La gestion des déchets radioactifs en France (14'08'' Fr) - Télécharger la vidéo (79 Mo)
 - Histoire de l'Andra (19'42'' Fr) - Télécharger la vidéo (112 Mo)

Idem pour AREVA

Jetez également un œil à la rubrique "Docs", où j'ai ajouté quelques PDF.


Sources de mes traductions :
Nuclear Power's 70th Anniversary: Then and Now
Nuclear Waste: The Gift That Keeps on Giving..
Can The Humans Find a Way to Store Nuclear Waste?

dimanche 23 décembre 2012

A. Gundersen, Plus de leçons de Fukushima 17.12.2012


(13'42'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (128 Mo)

Dans cette vidéo, Arnie Gundersen aborde les points de l'intégrité du confinement des réacteurs BWR Mark1 et de la perte du refroidissement ultime.
Fairewinds enquête sur la plus récente analyse publiée par TEPCO, presque deux ans après l'accident, qui confirme pleinement ce que Fairewinds disait depuis longtemps, à savoir que l'explosion de l'unité 3 à Fukushima Daiichi résultait d'une  détonation.

Arnie traite également des rapports troublants disant que la NRC a occulté la nécessité d'analyser les dommages aux systèmes de refroidissement d'urgence de nombreuses centrales nucléaires (le refroidissement ultime), qui peuvent être causés par des ondes de tempêtes, tsunamis ou rupture de barrages.

Les ramifications de ces deux problèmes sur les anciens modèles de réacteurs ainsi que sur le récent AP1000 sont également analysées en profondeur.

Vidéo et transcription originales en Anglais par Fairewinds
Site Fairewinds


Page 7 du rapport TEPCO traduite :



Page 19 du rapport TEPCO traduite :




Le rapport d'analyse original de TEPCO du 12 Septembre 2012 :


Télécharger le PDF


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Fukushima - Que savaient-ils et quand ? - A. Gundersen 11.03.13 from Kna60 on Vimeo.