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mardi 17 janvier 2017

La "clause-suicide" de rejustification Euratom, la fin du nucléaire en Europe


(23'15'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (155 Mo)
(Nota : faites défiler les pages jusqu'en bas pour les liens de téléchargement)

Télécharger la transcription de la vidéo en français / en anglais

N'hésitez pas à "liker" la vidéo sur YouTube en cliquant sur le pouce bleu et à la partager ainsi que cet article pour améliorer leur visibilité, merci :)


Des études scientifiques et éléments de preuves récents montrent que les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants sont nettement sous-évalués par les législations actuelles, qui les fixent à un niveau 150 fois trop faible ! Cela signifie que si l'agglomération parisienne était soumise à l'exposition maximum légalement tolérée de 1 millisievert pendant un an, le nombre de morts supplémentaires par cancers s’élèverait à 630 personnes, soit bien plus que les victimes des attentats dans la capitale !

En clair, cela implique que l'industrie nucléaire doit réduire considérablement ses niveaux de rejets dans l'environnement pour certains radionucléides (uranium, tritium, carbone 14, strontium, plutonium) pour s'adapter dans la réalité au niveau de risque légal qu'elle prétend respecter, et que cela sera si coûteux et qu'elle deviendra alors si peu concurrentielle que cela signe à coup sûr son arrêt de mort !


Comment cela est-il possible ?

Le professeur Christopher Busby nous explique dans cette vidéo du 15 décembre 2016 que toutes les législations de radioprotection actuelles, y compris les lois européennes Euratom dont nous dépendons, découlent des préconisations de la Comission Internationale de Protection Radiologique, elles-mêmes issues d'études chapeautées après guerre par les États-Unis sur les survivants japonais des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki. Hors il est maintenant avéré que ces études ont été honteusement manipulées en 1973 pour minimiser le nombre de victimes par cancer dus aux radiations.


Que pouvons-nous faire pour changer cela ?

La loi européenne Euratom contient une "clause suicide", stipulant que les dommages sanitaires entraînés par une exposition aux rayonnements ionisants doivent être justifiés en rapport des bénéfices procurés par la pratique les ayant générés, et que cette justification peut être révisée suite à l'acquisition de toute nouvelle connaissance sur leur efficacité ou conséquences.


Tout citoyen de chaque État membre européen, possédant ou non des installations nucléaires en propre, peut donc demander une re-justification de ces critères "d'acceptabilité" du nucléaire civil et militaire en adressant une requête au contact désigné par Euratom pour son pays.

Le professeur Busby engage donc chaque citoyen européen qui le souhaite à compléter une lettre-modèle avec ses propres coordonnées et à la faire parvenir par courrier électronique ou par voie postale en recommandé au responsable désigné par Euratom pour son pays. Pour la France, il s'agit de :

Pierre-Franck CHEVET,
Autorité de sureté nucléaire,
15, rue Louis Lejeune
CS 70013
92541 Montrouge cedex 





Voici les contacts pour les autres pays européens francophones :

BELGIQUE :
Jan BENS
Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire
Rue Ravenstein 36
1000 Bruxelles
Belgique



LUXEMBOURG :
Patrick MAJERUS
Ministère de la Santé
Division de la Radioprotection
Villa Louvigny
Allée Marconi,
L-2120 Luxembourg
Luxembourg



SUISSE :
Sébastien BAECHLER
Office fédéral de la santé publique OFSP
Unité de direction Protection des consommateurs
Division Radioprotection
Schwarzenburgstrasse 165
CH - 3003 Berne




Télécharger le modèle de lettre au format Word  en français  /  en anglais

Voici un aperçu de la lettre-modèle traduite en français :




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Pour en savoir plus sur EURATOM, vous pouvez consulter cet article sur le site "Toute l'Europe" : Qu'est-ce qu' Euratom ?

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Sources, liens et remerciements :

Sites web originaux soutenant la campagne de rejustification :
http://www.greenaudit.org/re-justification-euratom-treaty-homepage/
Euratom Campaign, template for all European countries (en)

Directive 96/29/Euratom du Conseil du 13 mai 1996

Liste de contacts où envoyer la requête, membres des Autorités de radioprotection européennes (en)

Hiroshima survivors exposed to very low doses of A-bomb primary radiation showed a high risk for cancers (en)

Publications scientifiques Tomoyuki Watanabe (en)

Publication du Dr Busby dans "Genetics' du 1er décembre 2016 (en)

Genetic radiation risks: a neglected topic in the low dose debate (en)

Aspects of DNA Damage from Internal Radionuclides (en)

Uranium Epidemiology (en)

La G@zette Nucléaire sur le Net! - Débat sur les faibles doses

Effets sanitaires de l'exposition aux faibles doses de radiations ionisantes : position de l'IRSN sur le rapport du CERI et recommandations 

Autorité de sûreté nucléaire (ASN), rubrique "contact"

Merci à Chris Busby pour sa relecture et correction de ma transcription de la vidéo,
et à Odile Girard pour sa traduction française de la lettre-modèle et une partie des liens ci-dessus :)



samedi 7 septembre 2013

Implications de la contamination massive du Japon par le césium radioactif - Steven Starr 11.03.2013

Steven Starr possède un diplome de technicien de laboratoire médical [MT (ASCP)], obtenu à l'École des Professions de Santé de l'Université de Columbia, Missouri. Il y tient actuellement le poste de directeur du programme scientifique du laboratoire clinique, après avoir exercé dans de nombreux hôpitaux pendant 27 ans.

Mr Starr est membre de Physicians for Social Reponsibility , et de la Nuclear Age Peace Foundation. Ses écrits sont publiés par plusieurs organisations dont l'Institut de Physique et de Technologie de Moscou, et il a travaillé avec plusieurs gouvernements étrangers et l'ONU à l'élimination des armes nucléaires. Il est également expert dans le domaine des conséquences environnementales de la guerre et des armes nucléaires.



(21'11'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (143 Mo)

Dans cette vidéo réalisée à l'occasion du symposium de mars 2013 à New York, il nous expose les propriétés délétères des matières radioactives produites lors d'accident nucléaires, et plus particulièrement du tristement célèbre césium 137, qui a notablement contaminé le Japon suite à la catastrophe de Fukushima. Il s'agit là de poisons mortels en quantités infimes, jusqu'au niveau atomique ou moléculaire. Leur activité est des millions de fois supérieure à celle de certains isotopes radioactifs naturels pourtant présents dans l'environnement en quantités bien plus importantes, comme le potassium 40. Autant comparer un bâton de dynamite à une bombe atomique !

Diaporama en anglais / en français
Transcription du discours en anglais / en allemand / en français - texte seul


Il est ensuite question de la contamination du territoire du Japon, dont les données officielles ne correspondent pas à certaines études scientifiques indépendantes, comme celle du Pr Yukio Hayakawa (voir cet excellent article de Kibô-Promesse), ni certainement à la réalité de la situation sur le terrain. C'est entre 10.000 à 20.000 km carrés qui présentent aujourd'hui une radioactivité supérieure à la dose maximale précédemment autorisée de 1 millisievert par an. On aborde ensuite les dangers induits par la multiplication par 20 de ce  niveau autorisé "quand tout va bien", et de la méthode controversée utilisée pour calculer les effets biologiques des rayonnements ionisants, exprimés en Sieverts.

Steven Starr nous parle ensuite des recherches scientifiques du Pr. Youri Bandazhevsky, des phénomènes de bioaccumulation dans les écosystèmes, de la fragilité accrue des enfants et spécialement les filles aux effets de la radioactivité, et de l'état de santé globalement déplorable des jeunes vivant de nos jours dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl.

Souces et crédits :
Vidéo originale et diaporama (archive webcast)
Vidéo par ERF2012 / Cinema Forum Fukushima / East River Films
Version anglaises de la transcription et diaporama par l'auteur
Traduction française, relecture & édition du diaporama par MEH & François Gillard, relecture & édition finale mes soins
Version française de la transcription vidéo d'après la traduction de Mimi Mato, relecture François Gillard et moi-même
Version allemande de la transcription vidéo par Afaz.at
Édition et sous-titrage de la vidéo en français par mes soins. (Merci à LegionNetworkCH pour la bande son réparée)


samedi 8 juin 2013

Ce qui est devenu clair avec l'enquête de la Diète sur Fukushima, H. Sakiyama 11.03.13

Hisako Sakiyama est docteur en médecine (M.D.), titulaire d'un doctorat universitaire de 3ème cycle (Ph.D.), et membre de la Takagi School for Alternative Scientists, où elle est spécialiste de l'exposition aux radiations. La Takagi School est une ONG Japonaise créée en 1998 pour étudier l'environnement, les questions nucléaires, les droits de l'homme et autres problèmes de la société moderne du point de vue des citoyens, et créer des moyens pour que les scientifiques et les chercheurs puissent associer leur expertise spécifique et leur savoir-faire aux mouvements citoyens.

Mme Sakiyama a été associée de recherche au Massachusetts Institute of Technology (MIT), et directrice de recherche à l'Institut National des Sciences Radiologiques du Japon (NIRS), spécialisée dans la biologie de la cellule cancéreuse. Elle a également été l'un des 10 membres de le Commission d'Enquête Indépendante sur l'Accident de Fukushima (NAIIC), constituée par la Diète Nationale (parlement) du Japon, et dont le rapport a clairement établi que la catastrophe de Fukushima était d'origine humaine.



(25'35'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (180 Mo)

Dans cette vidéo de son intervention lors du Symposium de New York de Mars 2013, où elle mentionne les découvertes de la commission d'enquête indépendante sur l'accident de Fukushima, elle expose la volonté délibéree du gouvernement Japonais et des membre du "village nucléaire" de masquer et minimiser les risques de cette industrie, en créant un mythe du nucléaire sûr, non seulement par les mass médias, mais aussi par le système éducatif  pratiqué dans les écoles du pays. De fait, avant la catastrophe de Fukushima, la majorité de la population ne reconnaissait pas les risques liés aux installations nucléaires implantées malgré la sismicité élevée et avérée de leur pays, ainsi qu'au système médical en cas d'urgence radiologique qui s'est révélé inopérant de par sa conception défectueuse et son inadaptation aux situations de crises potentielles.
Elle rappelle qu'il existe des preuves expérimentales de la dangerosité des faibles niveaux de radioactivité, et qu'il n'existe pas de seuil inférieur sous lequel le danger disparaît.
Elle expose la collusion entre les instances de radioprotection internationales et les membres de l'industrie nucléaire au Japon, qui sacrifient sciemment la santé de la population et particulièrement des enfants, sur l'autel de la croissance et du profit.

Diaporama en anglais / en français
Transcription du discours en anglais / en français / en anglais + allemand
En complément, le rapport d'enquête de la commission indépendante sur l'accident de Fukushima :
en anglais / en français (voir cet article).

Voici en complément une autre courte intervention du Dr Sakiyama, lors d'une séance de questions-réponses après une conférence de Taro Yamada, acteur et activiste anti-nucléaire. La question posée par une spectatrice porte sur la mort d'un secouriste "liquidateur" de Fukushima, qui n'a jamais été confirmée par les autorités.


(4'33'' Jp st Fr) - Télécharger la vidéo (31 Mo)

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Je reviens, au passage, sur le cafouillage lamentable des consignes de prises d'iode stable par la population, relaté par Mme Sakiyama. D'abord, rendre les gens méfiants, en mettant l'accent sur les effets secondaires, et la présence nécessaire d'un "expert médical". Ensuite, les consignes déclenchant les opérations de prise d'iode qui disparaissent tout simplement dans la nature, ou arrivent au bout d'une semaine, alors que la population a déjà été évacuée... Et comme d'habitude, où sont les responsables, les coupables ?

Ça ne vous rappelle rien ? Le 24 avril de cette année, TEPCO doit produire les résultats d'analyses de poissons capturés aux alentours de la centrale de Fukushima. Comme par hazard, "Comme par hasard", pour les échantillons prélevés juste devant la centrale, au niveau des admissions d'eau de refroidissement des réacteurs,c'est à dire là où la radioactivité est semble-t-il la plus forte, TEPCO annonce que "les analyses n'ont pas pu être menées à bien, les poissons étant "trop décomposés". Trop décomposés ?! Combien de temps ont-ils donc attendu avant de les analyser, ces poissons ? Et en quoi le niveau de décomposition de poissons peut-il empêcher d'analyser les radionucléides dont ils devaient être farçis à un niveau inavouable ? (Tiens, comme disait Coluche, la réponse est contenue dans la question là, je fais qu'un voyage !). Ils ont le nez sensible chez TEPCO, à l'odeur de décomposition du poisson ? Que du poisson ?
Ont-ils à la suite de cela procédé dans la foulée à un autre prélèvement de poissons et publications des résultats d'analyses manquants ? Bien sûr que non. "Comme par hasard."

Plus récemment, TEPCO cherche à obtenir l'accord des syndicats de pêcheurs pour rejeter dans l'océan les eaux souterraines, afin d'en réduire la quantité car par centaines de tonnes quotidiennes elles s'infiltrent dans les bâtiments aux soubassements lézardés et se mélangent à l'eau fortement radioactive utilisée pour refroidir les réacteurs et leurs combustibles fondus.
Déjà, s'il faut penser que l'eau des nappes phréatiques peut entrer dans les bâtiments en ruine et s'y polluer par centaines de tonnes chaque jour, et que TEPCO pompe, filtre ou stocke le tout, il faut m'expliquer par quel miracle cette eau contaminée ne peut pas également RESSORTIR avec autant de facilité des bâtiments pour polluer l'environnement. La technologie nucléaire Nippone - l'une des meilleures au monde avec celle de la France ai-je lu ce jour suite aux accords Abe-Hollande de coopération pour son développement et son exportation - la technologie donc a tout prévu, les failles des fondations par où rentre l'eau sont équipées de clapets anti-retour pour ne pas qu'elle ressorte, c'est cela ?
Mais revenons à ce rejet dans l'océan des eaux souterraines. TEPCO prétend que leur niveau de contamination, avant qu'elles n'atteignent la centrale, est inférieur aux quantités mesurables, et donc absolument sans danger pour le milieu marin. Évidement, il faut être un mauvais esprit, un ennemi de l'État, un épandeur de "rumeurs sans fondements" sans cervelle, comme toute personne opposée au nucléaire qui se respecte, pour oser se demander : "Mais... tout est pollué, l'air, les sols, les plantes, la faune, jusqu'à des centaines de kilomètres, jusqu'aux montagnes d'où coulent les eaux de surface, polluées elles aussi. L'eau incroyablement radioactive qui refroidit les réacteurs détruits fuit vers l'extérieur. Comment l'eau des nappes souterraines, qui provient de l'infiltration des eaux de surface à travers les sols, peut-elle être aussi pure et exempte de matières radioactives ?!"
Les pêcheurs rejettent la demande. Le 3 Juin, TEPCO finit par admettre avoir trouvé que les eaux souterraines dont ils voulait se débarrasser étaient contaminées par du césium radioactif. Vraiment, quelle surprise... Faut-il toujours être médisant pour s'imaginer que c'est probablement se sentant acculé par la facilité avec laquelle n'importe quelle analyse extérieure pourrait ruiner leur prétentions, que TEPCO s'est finalement décidé à cet aveu ? Explication officielle : les mesures ayant été effectuées sur le site de Fukushima Daiichi, où le niveau de radioactivité ambiante est élevé, ce niveau ambiant a tout bonnement été déduit "par erreur" des valeurs mesurées, au lieu d'en retenir la valeur entière par rapport à un niveau zéro ! Encore une erreur de débutants. "Comme par hasard."
Mayumi Yoshida, porte-parole de TEPCO, ajoute : "Nous allons devoir revoir notre manière d'analyser les échantillons." Plus de 2 ans après le drame de Fukushima !!

Bryan Walsh de Time Magazine écrivait le 1er Mai à propos de la gestion de Fukushima : "Si les conséquences n'étaient pas potentiellement si graves, ont croirait à une comédie. Je ne suis pas sûr que ça puisse être pire si c'était Vil Coyote (Clic!) qui était président de TEPCO !"
Alors, TEPCO, des cancres de la piscine qui fuit, du réservoir qui goutte, et du corium qui s'évapore ? Malheureusement je ne crois pas, ça me semble trop simple.

Depuis 2 ans, depuis des décennies, la liste des erreurs, des mensonges, des manipulations, des explications foireuses et des mauvais prétextes est incalculable. Et toujours dans le sens des intérêts de qui ? Au détriment de qui ?
Et des responsables, des coupables, il n'y en a pas, il n'y en aura pas. Il n'y a, il n'y aura que des victimes, par centaines de milliers, par millions. De la famille humaine, des voisins de nation ou de continent. Peut-être vous ou moi, la prochaine fois.

Que faudra-t-il pour que les gens comprennent, et réagissent ?

Sources et crédits :
Vidéo et diaporama originaux (archive webcast)
Vidéo par ERF2012 / Cinema Forum Fukushima / East River Films 
HumaRightsNow, présentation de Hisako Sakiyama (En)
Traduction Française du diapo par MEH, relecture Janick Magne / En direct e Tokyo, césium arrondissement Transcription de la vidéo en Anglais et Allemand par Afaz.at
Relecture & édition transcription et diapo Fr + édition & sous-titrage de la vidéo par mes soins.
[Concealment ?] Tepco abandoned fish samples from Fukushima plant port, “due to degradation”
TEPCO finds groundwater contaminated with radioactive cesium
Leaks, Rats and Radioactivity: Fukushima’s Nuclear Cleanup Is Faltering.

samedi 8 décembre 2012

Fukushima : des centaines de milliers de personnes vivent toujours sur des territoires fortement contaminés


Pour illustrer cette terrible réalité, ainsi que le communiqué de la CRIIRAD du 5 Décembre à ce ce sujet , j'ai sous-titré en Français 3 petites vidéos qu'ils ont publié à  cette occasion. J'y ai ajouté une autre de leur vidéos montrant également les niveaux de radioactivité présents à Fukushima - Watari, en Mai  2011.
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(2'21'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (16 Mo)

Mesures de radioactivité à Fukushima Juin 2012
Ce film montre les mesures de radioactivité effectuées par un scientifique du laboratoire de la CRIIRAD (B. Chareyron) lors d'une mission dans la ville de Fukushima en Juin 2012, plus d'un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi.
La ville de Fukshima est éloignée de 60 à 65 km de la centrale nucléaire endommagée. L'appareil est un scintillomètre gamma dont les résultats sont exprimés en coups par seconde (c/s). Un débit de rayonnement gamma de 1500 c/s à 1 mètre du sol sur le trottoir équivaut à 0,84 µSv/h (microSievert par heure).

À cause des fortes radiations gamma partout dans la ville de Fukushima, la plupart des gens vivant là sont exposés à plus de 1 milliSievert par an. Selon le coefficient de risque de l'ICRP, une dose de 1 milliSievert correspond à 17 cancers sur 100.000 personnes exposées. 

(Vidéo originale sur la chaîne de la CRIIRAD)

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(2'51'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (19 Mo)

Mesures de radioactivité à Date Oguni Juin 2012
Ce film montre les mesures de radioactivité effectuées par un scientifique du laboratoire de la CRIIRAD (B. Chareyron) lors d'une mission dans le quartier d'Oguni de la ville de Date en Juin 2012, plus d'un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi. La zone d'Oguni (Le point O sur la carte) est situé à 10 km à l'Est de la ville de Fukushima, et à 55 km au Nord-Ouest de la centrale nucléaire endommagée. La mission a été effectuée avec une équipe du CRMS [Station Citoyenne de Mesure de Radioactivité] (M. Wataru Iwata & M. Kanno). L'appareil est un scintillomètre gamma dont les résultats sont exprimés en coups par seconde (c/s). Un débit de rayonnement gamma de 3000 c/s à 1 mètre du sol équivaut à 1,48 µSv/h (microSievert par heure).

À cause des forts taux de radiations gamma partout dans la zone, y compris à l'intérieur des maisons, (de 0,3 à 0,7 µSv/h dans cette maison en particulier), la plupart des gens vivant là sont exposés à plus de 1 milliSievert par an. Selon le coefficient de risque de l'ICRP, une dose de 1 milliSievert correspond à 17 cancers sur 100.000 personnes exposées.

(Vidéo originale sur la chaîne de la CRIIRAD)

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(2'25'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (17 Mo)

Mesures de radioactivité à Fukushima Watari Juin 2012
Ce film montre les mesures de radioactivité effectuées par un scientifique du laboratoire de la CRIIRAD (B. Chareyron) et le directeur du CRMS [Station Citoyenne de Mesure de la Radioactivité], M. Wataru Iwata, lors d'une mission dans la ville de Fukushima (quartier de Watari) en Juin 2012, plus d'un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi. La ville de Fukshima (voir le point W sur la carte) est éloignée de 60 à 65 km de la centrale nucléaire endommagée.Le débit de dose mesuré à un mètre du sol est d'environ 1,2 µSv/h (microSivert par heure).

À cause des fortes radiations gamma partout dans la ville de Fukushima, la plupart des gens vivant là sont exposés à plus de 1 milliSievert par an. Selon le coefficient de risque de l'ICRP, une dose de 1 milliSievert correspond à 17 cancers sur 100.000 personnes exposées.

(Vidéo originale sur la chaîne de la CRIIRAD)

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(5'27'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (38 Mo)

Mesures de radioactivité à Fukushima Watari Mai 2011
Cette vidéo montre les niveaux de radiations le 29 mai 2011, à Fukushima (Japon), à environ 60-65 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les mesures sont effectuées par un scientifique de la CRIIRAD (Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire) au cours d'une réunion entre la CRIIRAD et les citoyens Japonais: M. Wataru Iwata (co-fondateur du Projet 47 et CRMS) et les personnes en charge du réseau "Réseau de Fukushima pour sauver les enfants du rayonnement", y compris M. Nagate (ex-représentant), Mme Marumori (maintenant directrice exécutive du CRMS) et Mme Sato. La CRIIRAD partage son expérience de la surveillance indépendante des rayonnements avec les citoyens de Fukushima.
Dans cette vidéo, le chercheur de la CRIIRAD utilise un détecteur de rayonnement gamma (scintillomètre DG5) pour montrer l'intensité des taux de rayonnement, même à l'intérieur du bureau au niveau du sol. Les taux de radiations sont donnés en coups par seconde (c/s). Avec ce dispositif, les valeurs normales doivent être d'environ 50 à 150 c/s en fonction de rayonnement naturel.

Les puissants rayonnements gamma émis par le césium radioactif déposé sur le sol du parking situé en face du bâtiment donnent un taux de rayonnement d'environ 10 fois supérieur aux valeurs normales à l'intérieur du bâtiment (au centre du bureau), et 15 fois au-dessus près de la fenêtre. Ce rayonnement ne diminue que très lentement. Après un an, la baisse devrait être d'environ 23% seulement.

(Vidéo originale sur la chaîne de la CRIIRAD)

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Fukushima - Que savaient-ils et quand ? - A. Gundersen 11.03.13 from Kna60 on Vimeo.