lundi 18 février 2013

Appel à soutien, manifestation à Tokyo le 23 Février pour l'évacuation des enfants des zones contaminées

Voici le message de Miho, Japonaise et membre du collectif IndepedentWHO :

J'ai reçu une demande urgente de M. Toshio Yanagihara, un avocat qui représente 14 enfants de Fukushima qui demandent l'évacuation collective de la zone contaminée. M. Yanagihara et les autres partisans organisent une manifestation le 23 Février à Tokyo. Ils sont à la recherche de plus de gens qui peuvent soutenir ce mouvement. Comme vous le savez peut-être, la récente enquête de santé sur les enfants de Fukushima a révélé que trois enfants avaient déjà été opérés sur le cancer de la thyroïde et qu'il y avait 7 autres enfants qui subiraient la même conséquence. M. Yanagihara vous serais reconnaissant si vous pouvez vous inscrire comme "supporter" et laisser un commentaire sur le site internet à l'adresse ci-dessous (en anglais seulement): 
http://www.fukushima-sokai.net/action/adovocates-e.php


Sous ce formulaire, la rubrique "List of approvals" vous permettra de consulter la liste des supporters de cette action, particuliers et organisations.

Voici une capture du formulaire que j'ai traduit en Français pour ceux qui seraient un peu perdus, ainsi qu'une traduction de l'article sur la manifestation (lien "* A propos"), sur le site du Fukushima Collective Evacuation Trial :

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Appel à soutien pour
la manifestation de Shinjuku
le 23 Février


                                   Nos voix, notre manifestation,

                              sauvera la vie d'enfants de  Fukushima.

                        Pour soutenir la manifestation de Shinjuku le 23 Février

Le Fukushima Collective Evacuation organise une manifestation le 23 Février pour demander au gouvernement Japonais d'évacuer les enfants des zones contaminées par la catastrophe nucléaire du 11 Mars 2011.
Pour supporter cette manifestation, signez s'il vous plaît le formulaire ci-dessous. Votre  action et votre voix pourront faire un avenir différent pour les enfants de Fukushima. *vos informations ne seront utilisées pour aucun autre usage.
                                      
                                            *A propos "Manif 23 Février"

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2013
217日日曜日

Manifestation de Shinjuku le 23 Février
Évacuez les enfants maintenant !

Le Fukushima Collective Evacuation Trial Team a prévu une manifestation le 23 Février  2013 à Shinjuku, Tokyo. Nous affirmons que les actions entreprises directement par les citoyens ordinaires sont un facteur très important pour que la Cour considère l'évacuation des enfants. Historiquement parlant, alors que la catastrophe de Tchernobyl avait contaminé de vastes étendues du Belarus, les manifestations de parents ordinaires en 1989 ont poussé le gouvernement Biélorusse à entreprendre le Projet de Restauration au niveau national.


Février 1989, manifestations au Bélarus
Même si le gouvernement Japonais n'est pas disposé à tenir compte des voix des citoyens dans ses politiques, les citoyens doivent encore former l'opinion publique en montrant le pouvoir que la démocratie doit offrir. Peu importe ce qu'ils font ou ne font pas pour nous, nous ne pouvons pas tomber dans la majorité silencieuse car l'avenir des enfants est entre nos mains.
 
World Network for Saving Children from Radiation
(Réseau Mondial pour Sauver les Enfants de la Radioactivité)
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La réalité à Fukushima - un avocat japonais prend la parole à l ONU


(13'37'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (41 Mo)

L'auteur de cet appel, l'avocat du Collective Evacuation Trial Toshio Yanagihara, s'est d'autre part exprimé au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, lors d'une réunion le 30 Octobre 2012. Voici son intervention.
Fukushima Collective Evacuation Trial est un collectif de citoyens demandant à la municipalité de Koriyama, Fukushima, d'évacuer les enfants vers les zones en-dessous de 1mSv / an de contamination radioactive. Si le cas des enfants à Koriyama est entériné par le tribunal, la jurisprudence fera que les autorités des zones à forte contamination devront adopter cette norme et assurer aux enfants une évacuation sanitaire.


"Mesdames et Messieurs, je suis ici aujourd'hui, ainsi que mes amis, pour vous demander de penser aux personnes, spécialement les enfants, piégées dans les zones hautement radioactives au Japon après l'accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi. Je suis ici aujourd'hui pour vous demander d'entreprendre une action significative en tant que Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies pour secourir ces personnes prises au piège. Elles vivent dans une zone d'un niveau de contamination radioactive égal ou supérieur aux zones évacuées autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Les effets sur la santé de la radioactivité sont bien établis. Comme le Dr. Fernex vous l'a exposé, la radioactivité causera des problèmes non seulement à votre santé, mais aussi à celle de vos descendants.
 

Vous avez également entendu dans le discours de Mr. Idogawa les souffrances de la population locale qui a dû fuir au loin de toute urgence. Il pourrait aussi beaucoup parler des sentiments des personnes évacuées et de son propre ressenti en tant que chef de file de ce groupe de personnes qui ont dû vivre des circonstances extraordinaires.
Je décris la réaction de notre gouvernement sous les trois aspects principaux suivants.

  • Premièrement, ils ont toujours été extrêmements sélectifs dans leur production des informations nécessaires.
  • Deuxièmement, ils ont minimisé les effets de l'accident.
  • Troisièmement, ils ont relevé la norme de sûreté nucléaire à leur convenance.

25 ans avant l'accident nucléaire de Fukushima, c'était l'accident de Tchernobyl. C'est un point de comparaison très pertinent. Qu'avons-nous appris de notre expérience de Tchernobyl ?

Quand l'accident de Tchernobyl s'est produit, le gouvernement Soviétique n'a pas fourni de tablettes d'iode à sa population. Ce qui a causé des cancers de la thyroïde chez les enfants. De la même manière le gouvernement Japonais n'a pas non plus fourni de tablettes d'iode. Une ville a même donné la consigne de collecter des tablettes qui avaient été distribuées. Nous trouvons maintenant un taux inhabituellement élevé d'anomalies de la thyroïde parmis les enfants de Fukushima. Il a déjà été rapporté un cas de cancer de la thyroïde diagnostiqué chez un enfant.

Le gouvernement Japonais a changé le niveau légalement autorisé d'exposition à la radioactivité de 1 mS/an à 20 mS/an pour éviter l'établissement d'une zone d'évacuation obligatoire plus étendue. La même erreur a déjà été faite en Union Soviétique il y a 25 ans de cela pour éviter d'évacuer les enfants des écoles.

Le gouvernement Japonais a sélectivement caché les informations cruciales pour minimiser l'accident. Cela comprend la simulation détaillée du système de pointe nommé SPEEDI, basé sur la mesure de données rapprochées et prenant en compte la topologie locale et les conditions météorologiques au moment de l'accident. Ils ont également dit de manière répétée au public "qu'il n'y aurait pas d'effet immédiat sur la santé". Le gouvernement Japonais continue de cacher certaines informations critiques même aujourd'hui.

Le rapport Yablokov-Nesterenko basé sur 5.000 documents principalement en Bélarusse, Ukrainien et Russe fournit une analyse selon laquelle 980.000 personnes ont perdu la vie des suites de l'accident. La densité de la population est 15 fois plus élevée à Fukushima que dans les régions autour de Tchernobyl. Le nombre de personnes à Fukushima dans des zones d'un niveau de contamination équivalent à celui de Tchernobyl est également plus élevé. Il n'est donc pas difficile d'imaginer que le nombre de décès à Fukushima sera significativement plus élevé.

Laissez-moi prendre l'exemple de la ville de Koriyama où je représente actuellement 14 enfants du Collectif d'Évacuation en Instance. Il est connu que les enfants sont plus affectés par la radioactivité que les adultes.
Observez s'il vous plait cette carte de la ville de Koriyama, située à 60 km de la centrale nucléaire. Les chiffres sont ceux de la radioactivité aérienne et du niveau de contamination du sol mesurés en Août de l'an dernier. Les points rouges sur la carte indiquent un niveau de radioactivité équivalent à la zone d'évacuation obligatoire autour de Tchernobyl.Si vous appliquez la norme utilisée pour l'évacuation à Tchernobyl, la plus grande partie du centre-ville tomberait en zone d'évacuation obligatoire, d'où les habitants seraient forcés de partir. C'est dans ce dangereux niveau de contamination que les enfants restent à l'école.

En tant qu' avocat j'ai eu l'idée d'entreprendre une action pour forcer le gouvernement local de la ville de Koriyama à évacuer les enfants scolarisés vers la zone sous les 1 mS/an de radioactivité aérienne. La procédure judiciaire prend du temps, alors que la situation économique des parents de ces enfants ne leur permet pas de les évacuer par leurs propres moyens. On signale également que les enfants qui mangent un repas apporté de la maison plutôt que celui de l'école sont rudoyés par leurs camarades. De plus, certains chercheurs ont découvert que les niveaux de radiations indiqués par les équipements de surveillance mis en place par le gouvernement sont typiquement inférieurs de moitié à ceux auxquels les gens sont exposés. Nous serions très heureux de partager les éléments de preuve de cela au cas où cela vous intéresse.

Pour savoir quel genre de trucage de données à lieu, observez s'il vous plait l'image suivante. Vous voyez deux appareils de surveillance côte à côte. Il y a près de 500 postes de contrôle dans les écoles et les parcs de Fukushima, et vous voyez deux appareils de contrôle l'un près de l'autre comme sur cette photo. Celui sur la gauche est l'équipement utilisé actuellement. Celui à droite était utilisé auparavant et aboli par le gouvernement Japonais, car il répondait au standard international en usage avant qu'il ne commence à imposer sa propre norme de mesure de la radioactivité aérienne. Le contrat avec la compagnie qui fournissait la machine de droite a été interrompu. Les mesures par le type d'appareil de droite sont de 40% plus élevées. C'est un parfait exemple de comment le gouvernement essaye de sous-estimer la contamination causée par l'accident. Le gouvernement a également conscré un budget énorme au nettoyage des abords des postes de contrôle officiels.

Permettez-moi de parler à présent de l'état de santé actuel des enfants de Fukushima. Le 11 Septembre, les examens de la thyroïde ont trouvé des anomalies telles que des nodules ou kystes chez 43% des 42.000 enfants testés. Le chiffres chez les filles sont pires. 54% des filles âgées de 6 à 10 ans présentent des anomalies, et 55% des 11 à 15 ans. De plus, nous avons découvert en Septembre qu'un enfant souffrait d'un cancer de la thyroïde. Cependant, le gouvernement refuse de lier ces symptômes à l'accident. 

Après le désastre de Fukushima, le gouvernement Japonais a mis nombre de politiques en vigueur. Apparemment, ils ne parlent que des reconstructions de la région basées sur la décontamination. Pourtant, il a déjà été prouvé à Tchernobyl que la décontamination n'est pas efficace. C'est presque comme si à chaque fois que le gouvernement Japonais évoque le mot "reconstruction", cela signifiait en fin de compte l'emprisonnement des victimes sinistrées dans les zones fortement contaminées pour des raisons économiques. Beaucoup des travailleurs du site de Fukushima Daiichi viennent de la préfecture de Fukushima, et doivent travailler pour une pyramide de sous-traitants. Cela pourrait désigner un esclavage économique. Bien sûr, je souhaite assurément que ce ne soit qu'une crainte sans fondement.

Le gouvernement Japonais n'assume pas la responsabilité des évacuations volontaires. Cela signifie pour les habitants que le gouvernement ne paiera pas si vous décidez de partir. Le résultat de cette politique, c'est que ceux qui ne peuvent se permettre de tout laisser derrière eux et de repartir de zéro n'ont d'autre choix que de rester dans des régions fortement contaminées, quels que soient leurs souhaits. Le gouvernement japonais devrait assumer ses responsabilités morales et juridiques quant à  l'évacuation de ceux qui vivent encore dans les régions fortement contaminées, en particulier les enfants.

Donc que pouvons-nous faire ? La réponse est simple. Nous devons immédiatement évacuer les gens, spécialement les enfants, en dehors des zones de forte radioactivité. Pourquoi cela doit-il être fait immédiatement ? Tchernobyl a souffert de 980.000 victimes, malgré sa norme d'évacuation acceptée par la communauté internationale. Ce n'était pas à cause d'une norme inadaptée, mais plutôt parce qu'elle a été appliquée 5 ans après l'accident. Pour beaucoup, c'était trop tard. C'est pourquoi nous devons déplacer les enfants hors de la contamination radioactive maintenant !!!

J'espère que vous avez envie maintenant de rejoindre les forces pour protéger les droits de l'homme à Fukushima. Merci beaucoup de votre attention."

 ~ ☢ ~

"Dear distinguished delegates,

Today, together with my friends, I am here to ask you to think about the people, especially the children, who are trapped in the high radiation areas in Japan after the nuclear accident at the Fukushima Daiichi plant. Today, I am hear to request you to take a significant step as the UN Human Rights Council to rescue these trapped people. They are living in the zone that has equivalent or higher level of the radiation contamination compared to the evacuated zones around the Chernobyl Nuclear Plant.

The health effects of radioactivity is well-established. As Dr. Fernex has been presented to you, the radioactivity will cause problems not only in your health, but also in the health of your descendents.

You also heard the actual suffering of the local people who had to escape to far away location in such a big hurry in Mr. Idogawa's speech. He can also talk a lot about the feelings of the evacuees and his own feeling as the leader of this group of people who had to experience extraordinary circumstances.

I characterize the response of our government with the following three key concepts. First, they have always been extremely selective in their release of necessary information. Second, they play down the effect of the accident. Third, they raised the standard of nuclear safety at their convenience.

25 years prior to the Fukushima nuclear accident, there was the Chernobyl accident. This is something the most relevant to compare with. What did we learn from the experience of Chernobyl?

When the Chernobyl accident happened, the Soviet government did not provide iodine tablets to its people. This caused thyroid cancers in children. Likewise the Japanese government did not provide with iodine tablets, either. One town even instructed to collect the tablets they once distrubuted.Now we are finding an unusually high rate of thyroid abnormalities among Fukushima children. There is already a reported case of one child who has been diagnosed with thyroid cancer.

Japanese government changed the legal allowance of radiation exposure from 1 mSv/yr to 20 mSv/yr to prevent designation of wider mandatory evacuation zone. The same mistake had already been made by Soviet Union 25 years before in order to prevent the school children's evacuation.

The Japanese government selectively hid the crucial information in order to play down the accident. This includes the detailed simulation done by a state-of-the-art system called SPEEDI, which is based on the measurement of the data points next to each other, having the local geography and the weather condition of the time of the accident into consideration. They also repeatedly told the public that “there will be no immediate effect on health”. The Japanese government still withhold certain critical information even today.

The Yablokov-Nesterenko report based on 5,000 papers written mainly in Belarusian, Ukrainian and Russian provides an analysis that more than 980,000 people lost lives as a result of the accident. The population density in Fukushima is 15 times higher than that of the regions around Chernobyl. The number of people in Fukushima in the areas with contamination levels equivalent to Chernobyl is also much larger. Therefore, it is not hard to imagine that the loss of life in Fukushima will be significantly high.

Let me take an example of Koriyama City where I am currently representing 14 children in the Collective Evacuation Trial. It is known that the children are more affected by radioactivity than adults.

Please take a look at this map of Koriyama City, which is 60km from the Nuclear Plants. The numbers are the airborne radiation readings and the level of soil contamination measured in August last year. The red dots on this map indicate the equivalent radiation level of mandatory evacuation zone around Chernobyl. If you apply the evacuation standard used in Chernobyl, most of the central part of the city would fall under the mandatory evacuation area, where the residents would be required to move out. It is in this level of dangerous contamination that the children remain and attend school.

As a lawyer I came up with the idea to take an action to force the local government of the city of Koriyama to evacuate the school children to the area under 1 mSv/yr airborne radiation level. The court procedure takes time, while the economic situations of the children's parents don't allow them to privately evacuate the childen. It is also reported that the children who eat the lunch from home rather than the school lunch are bullied by the peers. Furthermore, some researchers have found out that the radiation readings from the monitoring equipment set up by the government are typically half the dose of the people are exposed to. We would be very happy to share the evidence of this in case you are interested in.

In order to know what type of data fixing is going on, please take a look a the next picture. You see two monitoring devices side by side.

There are about 500 monitoring posts at schools and parks in Fukushima, and you see two monitoring devises next to each other like in this picture. The one on the left is the equipment currently used. The one the right was previously used and abolished by the Japanese government because the one on the right meets the international standard that was used before the Japanese government started imposing its own standard to measure the airborne radioactivity. The contract with the company that provided the machine on the right was terminated. The readings from the type of equipment on the right are up to 40 % higher. This is a perfect example of how the government is trying to understate the contamination caused by the accident. The government spend a huge budget cleaning the surrounding of the official monitoring posts too.

Let me now talk about the actual health condition of the children of Fukushima. On September 11, the thyroid examinations found abnormalities such as nodules or cysts in 43% out of 42,000 children tested. The numbers for the girls are worse. 54% of the girls from age 6 to 10 had these abnormalities, and 55% for age 11 to 15. What is more, we have discovered in September that one child had pediatric thyroid cancer. However, the government still refuses the linkage of these symptoms to the accident.   

After the Fukushima disaster, the Japanese government put numbers of policies into force. After the Fukushima disaster, the Japanese government put numbers of policies into force. Apparently, they are only talking about the reconstructions of the region based on decontamination. However, it was already proven in Chernobyl that decontamination is not effective. It is almost that whenever the Japanese government mentions the word “reconstruction“, it ultimately means emprisonment of the disaster victims in the highly contaminated areas for economic reasons. Many of the recovery workers at the Fukushima Daiichi site are from Fukushima Prefecture, who have to work under numerous layers of subcontractor. It may mean an economic slavery. Of course I would certainly wish that it is a groundless fear.

The Japanese government does not assume responsibility for voluntary evacuation. This means to the residents that the government will not pay if you decide to leave. As a result of this policy, those who cannot afford to leave everything behind and start from scratch have had no choice but to remain in highly contaminated regions regardless of their wishes. The Japanese government should fulfill its moral and legal responsibilities for the evacuation of those still living in highly contaminated regions, especially, the children.

So what can we do? The answer is simple. We should immediately evacuate the people, especially the children, out of the high radiation zones. Why does it have to be done immediately? Chernobyl suffered the casualties of 980,000 people, despite its internationally accepted evacuation standard. It was not because the standard was not adequate, but rather because it was implemented 5 years after the accident. For many, it was too late. This is why we must move the children out of the radioactive contamination now!!!

I hope you now feel like joining force to protect the human rights in Fukushima. Thank you very much for your attention."


mercredi 13 février 2013

Lettres d'enfants de Fukushima lues aux Nations Unies, 30.10.2012


(7'01'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (22 Mo)

Ne refaites jamais cette erreur - Lettres d'enfants de Fukushima lues aux Nations Unies.
Le Fukushima Collective Evacuation Trial mène une action en justice collective pour demander au gouvernement local de la ville de Koriyama, préfecture de Fukushima, d'évacuer les enfants des zones où la dose de radioactivité de fond est supérieure à 1 mSv/an.
Si le cas des enfants de Koriyama est approuvé par le tribunal, les autorités d'autres zones à forte radioactivité devront adopter cette norme et assurer un soutien inconditionnel à l'évacuation des enfants.

Lettres des enfants de Fukushima.

Une fille en 2ème année : Je ne prête pas attention aux rivières quand je vais à l'école. Je m'efforcerai de me laver plus souvent les mains à partir d'aujourd'hui.

Un garçon en 4ème année : Je veux jouer dehors sans m'inquiéter de la radioactivité.

Une fille en 5ème année : Je suis reconnaissante envers les gens qui transportent des poissons et de la nourriture de l'hémisphère Sud où la radioactivité est faible. Je tiens à les apprécier davantage quand je mange des aliments alors que beaucoup de personnes sont tellement préoccupées par la radioactivité dans la nourriture que je mange.

Une fille en 5ème année : J'ai appris qu'il y a plus de 221 radionucléides dans le monde, et les champignons et la rouille augmentent dans les réacteurs nucléaires. Alors que notre gouvernement ne nous aide pas, j'apprécie qu'il y ait tellement de gens prêts à nous soutenir.

Une fille en 6ème année : La radioactivité causera des maladies dans 10 ans. Je vais faire plus attention, et dire à mes amis de faire de même.

Maintenant, j'espère que vous avez un peu idée de ce à quoi pensent les enfants de Fukushima.
Je suis également très impressionné et ému d'apprendre qu'ils apprécient toujours énormément la vie malgré la situation très difficile dans laquelle ils doivent pourtant vivre.
 

Pour terminer, je vous laisse ce message. C'est un peu long, mais s'il vous plaît écoutez-le.
Il est écrit par une fille en 7ème année.


Après l'accident dans les centrales nucléaires, alors que je regardais la TV j'ai entendu quelqu'un en parler, je suis devenue un peu inquiète de pouvoir tomber malade dans 10 ans ou plus, mais je n'étais pas très prudente.

Mais maintenant j'ai appris, et il y a trois choses qui m'inquiètent.

Numéro 1 : Je suis inquiète de pouvoir avoir un bébé en bonne santé comme un femme normale quand je vais grandir et me marier. Ma mère s'occupe très bien de moi. Elle demande à mon école de me garder à l'intérieur pendant les leçons d'éducation physique. Elle achète autant que possible de la nourriture d'endroits éloignés du Japon ou de l'étranger. Elle est tellement attentionnée. Mais je pense que j'ai déjà un peu de radioactivité
 à l'intérieur de mon corps. Donc, peut-être que mon corps est plus pollué
que celui d'une personne normale. Je pense à la possibilité que mon bébé naisse avec des malformations. Si je n'ai pas de chance, peut-être que mon ventre est abîmé, et je ne pourrai pas avoir d'enfant du tout. Donc, je suis prête renoncer à avoir un bébé quand je serai plus âgée.

Numéro 2 : Je suis inquiète de ce qui va arriver à Fukushima dans le futur.  J'aime beaucoup ma mère et mon père. Ils vivent à Fukushima. Mes amis, Grand-mère et Grand-père y vivent aussi. Je veux vraiment que nous partions tous quelque part loin d'ici, mais nous ne pouvons pas. Ma maman est si gentille qu'elle m'envoie dans les programmes de repos et récupération, mais beaucoup de mes amis n'y vont pas car leur mère ne le leur permettent pas. Je suis inquiète pour ma santé. Je suis encore plus inquiète pour la santé de mes amis, et celle des gens qui sont importants pour moi. C'est ma mère qui m'inquiète le plus. Elle a fait beaucoup d'efforts pour assurer ma sécurité. Récemment, j'ai fait un rêve où les gens à Fukushima mourraient dans quelques années à cause de la radioactivité. Cela m'effraie beaucoup. Ces pensées effrayantes me tiennent éveillée la nuit. J'espère que ce rêve ne se réalisera pas.

Numéro 3 : Alors que les gens du gouvernement savent que nous souffrons, ils ne font rien. Je suis passée de la tristesse à être maintenant très en colère contre eux. Ils ne protègent pas nos vies. Les gens à Fukushima souffrent à cause des centrales nucléaires qui fabriquent du courant pour les gens de Tokyo. Et je pense que c'est une erreur que le gouvernement ne fasse rien pour nous aider et prétende ne rien savoir de nous. Non seulement le gouvernement, mais le gouvernement local de Fukushima ne fait rien non plus. Je veux leur dire, "Vous prétendez être victimes, mais en réalité vous êtes aussi coupables".

Enfin, les gens de partout dans le monde pensent à nous, mais je le dis, ils ne savent pas grand-chose du danger d'avoir l'énergie nucléaire. Je veux parler du danger des radiations et demandez-leur de ne jamais répéter la même erreur.
Je suis reconnaissante des choses que j'ai apprises. Cela m'a aidé à y voir plus clair.

Comme vous l'avez entendu, les enfants de Fukushima s'efforcent toujours tellement de vivre une vie normale.

Pouvez-vous les aider, s'il vous plaît ?


Filmé par : Indepedent Web Journal
Édité par : le Fukushima Collective Evacuation Trial Team
Trad. Fr  : kna

Site World Network for Saving Children from Radiation
Source : Never repeat the mistake - Letters from Fukushima children red at UN<

samedi 9 février 2013

Dans la centrale de Fukushima - NHK World Nuclear Watch 01.02.2013


(5'04'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (60 Mo)

Via sa rubrique "Nuclear Watch: Inside Fukushima", NHK World nous a proposé le 1er Février 2013 un résumé de la visite de Fukushima Daiichi que TEPCO a récemment concédé aux médias.
Malgré que le port d'une combinaison de protection ne leur ait pas été imposé, on constate que le niveau de radioactivité reste élevé par endroits, par exemple le long de l'océan, au niveau du réacteur 3. Malheureusement, on n'en saura pas la ou les causes précises...
Les grandes lignes des tâches importantes à accomplir pour sécuriser et démanteler les installations ainsi que les problèmes à résoudre pour y parvenir seront ensuite exposées. (Source : NHK World)

dimanche 3 février 2013

Honni soit qui MALI pense, un parfum de Françafrique


Il y a plus de 50 ans, en 1960, les 14 colonies françaises d'Afrique noire devenaient indépendantes. Mais indépendance ne signifie pas liberté : le général De Gaulle confie à Jacques Foccart la mise en place d'un système qui vise à garder, par tous les moyens, légaux ou illégaux, le contrôle de nos anciennes colonies dont les matières premières, le pétrole et l'uranium en particulier, sont vitales pour la France.

Ce système va s'appeler la « Françafrique ».


Honni soit qui MALI pense


(22'27'' Fr) - Télécharger la vidéo (15 Mo)

Que se passe-t-il donc au Mali ? Qui sont donc ces terroristes qui voudraient mettre le Mali et le Niger sous leur coupe ? Après avoir prétendu il y a peu qu'il était hors de question que la France intervienne militairement au Mali, elle y a déployé 3500 soldats depuis le 11 janvier, dans le cadre de l'opération "Serval", pour un coût d'environ 50 Millions d'Euros à ce jour. Hillary Clinton parle de "menace qui s'étend" (comprenez bien "terroriste"), et il est question que des drones US stationnent au Niger... Étrangement, il est bien peu question de l'exploitation par la France des mines d'uranium au Niger et au Mali, où Areva guigne depuis des années l'exploitation des ressources uranifères "de classe mondiale". Voici donc à travers ce montage vidéo une vision quelque peu différente du brouet médiatique habituel. Comme un parfum de Françafrique...


Un opposant solitaire ?


(11'20'' Fr) - Télécharger la vidéo (78 Mo)

Extraits de la déclaration du député indépendant Belge Laurent LOUIS qui s'oppose, seul contre tous les autres parlementaires, à la participation de la Belgique à la guerre au Mali. Il dénonce la manipulation internationale, le mensonge de la lutte anti-terrorisme, le soutien des occidentaux aux djihadistes en Libye, Tunisie et Syrie et dévoile les véritables raisons de cette opération militaire néo-colonialiste. Si ce monsieur a la réputation d'être une "grande gueule" dont certaines positions lui ont déjà valu polémiques et accusation de diffamation, du moins a-t-il le courage de ses opinions. (Source : Laurent Louis / YouTube)
(Petite parenthèse hors sujet : en deuxième lecture, observez donc l'attitude de l'homme à la cravate fuchsia, au second plan. N'étant pas familier du cirque politique, je ne sais pas si ce genre de comportement est habituel, mais voilà il me semble un président de la Chambre qui semble très concerné et très impliqué dans ce qui se passe et se dit dans son hémicycle...)


Uranium, l'héritage empoisonné


(Documentaire 55'16'' Fr) - Télécharger la vidéo (375 Mo)


(Débat 55'16'' Fr) - Télécharger la vidéo (375 Mo)

A Mounana au Gabon, Areva a cessé les activités de sa filiale, la COMUF, en 1999. Sur place, une pollution radioactive des sols et des maisons construites avec des stériles miniers provoque de nombreuses maladies.
A Arlit, au nord du Niger, Areva exploite deux mines depuis quarante ans. On relève aux alentours les mêmes effets : des mineurs locaux et des expatriés souffrent principalement de cancers des poumons.
Pendant 18 mois, Dominique Hennequin et Pascal Lorent ont enquêté sur les conséquences de l'exploitation de l'uranium au Gabon et au Niger et rapporté des images exclusives. A Mounana, ils ont filmé un vaste site contaminé à la radioactivité et rencontré des victimes. Dans les mines d'Arlit, au Niger, l'équipe entre dans le futur site minier d'Imouraren et donne la parole à la rébellion Touareg. Une enquête étayée par de nombreux témoignages et les analyses d'échantillons réalisées par la CRIIRAD. (Source : documentaire LCP de Décembre 2009)


Niger : la bataille de l'uranium


(47'45'' Fr) - Télécharger la vidéo (333 Mo)

Au nord du Niger, dans une région de plaines désertiques où est implantée Areva, le fleuron français de l'industrie nucléaire, les Touareg ont pris les armes. Leurs revendications : un partage équitable des revenus issus de l'extraction d'uranium et des conditions d'exploitation du minerai qui respectent leur mode de vie, leur santé et leur environnement. Enlèvements, attaques de garnisons, blocages d'axes routiers névralgiques : ce sont les seuls moyens de pression dont disposent les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) pour exiger du gouvernement de Niamey une répartition équitable des revenus uranifères. Exploitées depuis quarante ans par la firme française Areva, numéro un mondial du nucléaire, les mines d'uranium du nord du Niger constituent une manne économique pour le sud du pays... (Source : documentaire France 5 / Galaxie Presse diffusé en janvier 2009)


Niger : mines d'uranium et santé publique


(2'37'' Fr) - Télécharger la vidéo (18 Mo)

Extrait d'un JT de France Ô Niger du 21 sept 2009, un point sur les conditions de travail et le suivi sanitaire de la population locale et des employés d'Areva travaillant dans les mines.


Au Niger, Areva empoisonne l'eau, l'air et la terre


(6'48'' Fr) - Télécharger la vidéo (81 Mo)

Areva extrait de l'uranium au Nord du Niger, autour des villes d'Arlit et d'Akokan, depuis 40 ans. Greenpeace a pu accéder à certaines zones d'extraction minière en novembre 2009 pour prélever des échantillons de sol, d'eau et d'air. La CRIIRAD, laboratoire indépendant; les a ensuite analysés en France. Résultat : la radioactivité dans ces zones habitées et les déchets produits par l'extraction minière sont alarmants, et Areva n'a pas pris toutes les mesures qui s'imposent. (Source : Greenpeace.fr)


Nucléaire, une pollution durable


(Partie 1 - 5'49", Fr) - Télécharger la vidéo (42 Mo)


(Partie 2 - 5'29", Fr) - Télécharger la vidéo (37 Mo)

Ces deux extraits de ce film traitent des conditions d'extraction de l'uranium par les filiales d'Areva, (la SOMAÏR et la COMINAK) lors d'une mission de contrôles effectués par la CRIIRAD en 2003, à la demande de l'ONG Aghir In'Man, avec l'aide de l'association Sherpa. Il en ressort que les problèmes rencontrés sur place qui ont entravé le bon déroulement de cette mission (matériel bloqué par les autorités et impossible à récupérer en temps voulu, surveillance permanente..) venaient clairement de consignes dictées par la France... (Source : CRIIRAD)


Niger : un chef Touareg témoigne


(2'37'' Fr) - Télécharger la vidéo (18 Mo)

Interview de Janvier 2008 par Latelelibre.fr :"Pour mieux comprendre la situation politique du Niger, de la guerre qui s'y déroule, nous avons rencontré un chef de la rébellion Touareg, Issouf Ag MAHA. Il nous parle des raisons de cette nouvelle révolte qui a repris depuis près d'un an dans l'indifférence générale des gouvernements et des médias internationaux. De passage à Paris pour lancer un appel de détresse sur la situation actuelle dans son pays, Issouf Ag MAHA, nous interpelle sur la marginalisation de son ethnie, considérée comme des grands bandits, des coupeurs de routes, voire plus... mais aussi dans quelle condition la France, par le biais de la société nucléaire Areva, exploite leur terre pour y retirer l'uranium. Un dossier chaud, il s'agit de l'indépendance énergétique de la France. Les négociations sur le prix du minerai payé par la France n'ont sans doute pas été étrangères à cette affaire..." (Source : Latelelibre.fr)


L'uranium Africain sous la botte d'Areva



(35'10'' Fr) - Télécharger la vidéo (214 Mo)

Interview et conférence de Raphaël Granvaud de Survie France par TVNet Citoyenne, lors de la sortie de son livre "Areva en Afrique". Contrecarrant le mythe de l’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire, puisque l’uranium alimentant le nucléaire civil et militaire provient depuis longtemps et pour une large part du sous-sol africain, Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se procurent un uranium au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva obtient un tiers de son uranium au Niger, qui reste pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain...
(Source : Survie France - Les dossiers noirs)


Pour terminer cet article, je vous propose deux conférences organisées par la CRIIRAD & Survie :

L'uranium au niger, La face cachée des prises électriques


(1h27'57'' Fr) - Télécharger la vidéo (603 Mo)

Conférence de Roland Desborde, président de la CRIIRAD, en Février 2008, qui nous fait regarder nos prises électriques différemment.

Le nucléaire, une énergie propre ? En entendant ça, on pense souvent au devenir des déchets nucléaires. Et en amont des centrales ? Le Niger est le premier fournisseur d’uranium pour la France, et ce n’est peut-être pas un hasard si la société nationale Française Areva s’est récemment retrouvée au centre des accusations formulées par l’Etat Nigérien contre la France, soupçonnée de soutenir les mouvements rebelles touaregs. Quant aux conditions sociales et environnementales d’extraction d’uranium...

Areva en Afrique : pillage et résistances


(1h54'40'' Fr) - Télécharger la vidéo (784 Mo)

Qui connait l’historique de la présence et du développement en Afrique de ce qui allait devenir le groupe Areva ? Quel rôle a joué cette société nationale (comme Elf...) dans les choix géopolitiques français au sud du Sahara, et notamment au Niger, 1er fournisseur de l’uranium des centrales nucléaires françaises ? Aboubakar Lalo, membre de l'association Survie, revient sur l’histoire très Françafricaine du groupe au Niger et sur les dernières actualités telles que la signature début janvier d’un contrat entre Areva et l’état nigérien pour l’exploitation du gisement géant d’Imouraren. Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD, détaille ensuite les conditions sociales et environnementales d’exploitation d’uranium au Niger, suite notamment à une mission d’expertise réalisée sur place. Découvrez à travers cette conférence de Février 2009 la face Françafricaine du nucléaire civil, qui fournit 75 à 80% de l’électricité Française...
(Sources : Merci à Point-Zero-Canopus.Org pour la compilation et la publication des vidéos de ces 2 conférences initialement en plusieurs parties, et à Survie Isère pour les descriptifs)

samedi 2 février 2013

Fairewinds victime d'une cyber-attaque

Il semblerait que les activités de Maggie et Arnie Gundersen ne plaisent pas à tout le monde !
Leur site Fairewinds Energy Education est en effet inaccessible depuis tôt dans la matinée de ce 1er Février (6h de moins pour nous, donc soirée de jeudi) :


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Traduction :

Le site web de Fairewinds subit une attaque.

Fairewinds est victime d' une cyber-attaque

Notez s'il vous plaît que cela a pu affecter notre capacité à recevoir des courriels

Depuis tôt ce matin le site Fairewinds Energy Education a été mis à mal par ce qui a maintenant été confirmé comme étant une attaque par déni de service distribué (DDoS). Ce type de cyber-attaque est similaire à celle qui a rendu le site wikileaks inutilisable pendant plusieurs jours en Août 2012. Alors que certains d'entre vous ont pu être en mesure d'accéder au site, beaucoup ne le pourrons pas. Nous vous tiendrons au courant dès que nous recevrons plus d'informations à ce sujet.

En attendant de recevoir des informations à jour s'il vous plaît suivez-nous sur Facebook et Twitter.

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Quelques mots sur ce type d'attaque par déni de service distribué, ou DDoS.
Le principe est simple : "écrouler" le service adverse, de manière à l'empêcher de fonctionner normalement et répondre aux demandes légitimes des visiteurs. Le plus souvent il s'agit de le noyer sous un flot énorme de requêtes auxquelles il ne pourra répondre ou qui le feront carrément planter, en exploitant diverses faiblesses de conception ou de configuration logicielles. Voilà pour le côté "déni de service". Distribué quant à lui indique que la machine cible est en fait attaquée de manière coordonnée par plusieurs centaines ou milliers de machines "zombies", contrôlées à distance par l'agresseur, et à l'insu de leur propriétaire. Il s'agit de véritable réseaux de machines compromises, d'ou le nom de "botnets". On obtient ainsi une puissance d'attaque considérable, en prenant le contrôle de simple machines grand public n'importe où dans le monde, qui sont souvent mal protégées donc bien plus vulnérables que quelques serveurs puissants mais beaucoup plus surveillés et difficilement exploitables.

Il faut savoir que le contrôle de ces botnets peut rapporter pas mal d'argent à leur "botmaster", et que leurs services peuvent se louer. Soit couramment pour mener des campagnes de diffusion de spams à grande échelle, soit comme ici dans un but offensif ciblé. La gamme des commanditaires et leur motivations peut donc être assez large : depuis divers arnaqueurs en mal de gogos et d'argent facile jusqu'à des services d'états, partis politiques ou multinationales, en passant par divers groupes d'hacktivistes et cybermilitants, ou fanatiques divers...

Souhaitons un prompt rétablissement à Fairewinds ..

Edit : Le site était de nouveau accessible dans la matinée du samedi 02 Février.
On se souviendra que le site de Gen4 avait également connu quelques problèmes en début Octobre de l'an dernier..


lundi 28 janvier 2013

Déchets nucléaires, un cadeau éternel

Nous avons déjà vu dans un documentaire précédent situé en Australie (Uranium, l'origine du mal) que les déchets issus de la filière nucléaire posent déjà de graves problèmes environnementaux et sanitaires dès les toutes premières étapes de cette industrie, c'est à dire l'extraction du minerai. Mais qu'en est-il de ces activités minières, dans notre pays cette fois ?



(1h47'28'' Fr) - Télécharger la vidéo (735 Mo)

Uranium, le scandale de la France contaminée
A part les riverains des anciens sites miniers, qui sait ou se souvient que la France a elle aussi pratiqué l'exploitation minière de l'uranium sur son propre sol, pendant des décennies ?
A voir ou à revoir, cette enquête de "Pièces à conviction" diffusée sur France 3 le 11 Février 2009, et qui dénonce la gestion par Areva de ses anciens sites miniers. En s’appuyant sur les travaux de la CRIIRAD et d’associations locales, elle révèle que depuis 1945, une quantité considérable de déchets issus des anciennes mines d’uranium a été abandonnée sans protection. Disséminés autour des sites, enfouis ou recyclés pour fabriquer des routes ou des remblais, près de 300 000 tonnes de stériles (matériaux trop faible en uranium pour donner lieu à une exploitation) ou de résidus radioactifs continuent, partout en France, à polluer l’environnement. Cette émission suscitera d'ailleurs des "réactions en chaîne" à travers le pays.

Hélas, l'ensemble des filières nucléaires, civiles et militaires, génèrent des effluents et pollutions dangereuses de la biosphère, y compris lors de leur fonctionnement "normal", lesquels se retrouvent volontairement ou accidentellement diluées dans l'environnement, et des déchets comme le combustible nucléaire, une fois qu'il est épuisé et recyclé ou stocké.



(30'48'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (164 Mo)

Le nucléaire, 70 ans de secret et de déchets
Le 2 Décembre 2012 a marqué les 70 ans de la première réaction nucléaire en chaîne auto-entretenue, créée par l'homme. Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education nous propose par ce podcast de revenir sur l'évolution du nucléaire depuis ces premiers pas, pour constater que depuis les origines, de nombreux problèmes sociétaux et environnementaux perdurent, et que des solutions fiables, toujours promises pour le lendemain, restent et probablement resteront hors de notre portée. Voilà encore de multiples occasions de constater l'incroyable irresponsabilité de nombre de nos dirigeants, qu'ils soient militaires, scientifiques ou politiques.



(33'37'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (230 Mo)

Déchets nucléaires, le cadeau éternel
Les humains peuvent-ils trouver un moyen sûr de stocker les déchets nucléaires ? Arnie Gundersen de Fairewinds et Margaret Harrington de CCTV essayent de répondre à cette question, et discutent du stockage à long terme des déchets nucléaires aux Etats-Unis et dans le monde. Il en ressort que partout dans le monde, le retraitement des combustibles nucléaires usagés s'est surtout révélé être une chimère (malgré les cocoricos mensongers de notre industrie nationale), et qu'il n'y a tout simplement pas de solution sûre pour garder ces matières hors de la biosphère pendant des centaines de milliers d'années. Pourtant, les partisans du nucléaire affirment qu'il est possible de stocker des déchets nucléaires pour toujours, alors que dans le même temps ils prétendent qu'il n'existe aucune technologie pour stocker l'électricité produite à partir d'énergie solaire ou éolienne pendant la nuit, jusqu'au lendemain !
L'exemple du site d'enfouissement de Yucca Mountain dans le Nevada, qui aurait dû recevoir le combustible usagé Américain, et dont le dossier est régulièrement qualifié de "torchon", est un bel exemple de gabegie politico-nucléaire.



(52'50'' Fr) - Télécharger la vidéo (363 Mo)

Nucléaire, un si long silence
Silence et mensonge ont toujours fait partie de la culture du nucléaire. Revenons presque 30 ans en arrière, via cette édition spéciale de l'émission Arrêt sur Images de France 5, diffusée le 25 Avril 1999, qui aborde les nombreux problèmes liés à la gestion des déchets nucléaires, transport et recyclage compris.

Comme on nous le répète depuis 60 ans, il n'y a pas de problèmes, tout va bien. Et si toutefois on voulait se pencher sur quelques problèmes gênants, bah, la solution, dans 100 ans, on l'aura trouvée !



(26'04'' Fr) - Télécharger la vidéo (177 Mo)

C'est pas sorcier, que faire des déchets nucléaires ?
Dans cet épisode de la célèbre série de France 3 de 2010, on nous dit que "L'avantage d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle ne produit pas de gaz à effet de serre. Un atout formidable pour lutter contre le changement climatique qui s'annonce... L'inconvénient d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle produit des déchets. Des déchets contaminés, dont certains resteront radioactifs pendant des milliers, voire des millions d'années ! Que faire de nos déchets nucléaires ? C'est la question que Fred et Jamy se sont posée. Que se passe-t-il quand des particules radioactives sont inhalées ou ingérées ? De 30 ans à un milliard d'années... combien de temps faut-il pour qu'un déchet cesse d'être radioactif ? Que fait-on des déchets les plus radioactifs ? Pourquoi a-t-on choisi d'enterrer certains déchets dans les couches géologiques profondes ? Qu'adviendra-t-il de ces déchets dans 4000 ans ? Dans 200 000 ans ?"



(26'18'' Fr) - Télécharger la vidéo (132 Mo)

C'est pas sorcier, les déchets nucléaires
C'est ce que l'on pourrait en effet penser au vu de cet autre épisode de Mars 2011, où Jamy et Fred nous présentent une vision somme toutes bon enfant et rassurante des choses. Mais comme à son habitude, elle a du moins le mérite d'être didactique, abordant au passage des notions de base sur la fission, la radioactivité et ses effets, la durée de vie des matières radioactives, etc.



(21'57'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (160 Mo)

Nucléaire déchets immédiats
Que faire des déchets nucléaires ? C'est également la question que pose cette émission de la série "Tell Quel" diffusée le 9 Mai 1978 par la Télévision Suisse Romande, qui enquête sur les politiques pratiquées sur ce point par la République Fédérale Allemande, la Suisse et la France. J'avoue avoir été assez stupéfait d'entendre le directeur d'alors du centre de la Hague présenter ses installations comme un centre de "régénération", et les comparer à une blanchisserie, "qui reçoit un vêtement sale, et doit le rendre propre à son client" !


(6'51", Fr)
Le nucléaire, une énergie renouvelable et recyclable
D'ailleurs, 30 ans plus tard, AREVA persiste et signe, via un clip d'Octobre 2009 qu'il a malheureusement retiré de sa chaîne désormais : "AREVA a fait le choix industriel du recyclage des combustibles nucléaires" Comment ça fonctionne ? Très simple, en assenant encore et toujours les mêmes mensonges :
"4% de déchets ultimes, 96% de matières recyclables" !




(1h38'22'' Fr) - Télécharger la vidéo (669 Mo)

Déchets, le cauchemar du nucléaire
Les déchets sont le talon d'Achille du nucléaire, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais qu'en connaissons-nous exactement ? Comment avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Qui décide ? Que ce soit en France, en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique de 2009 diffusée par Arte en Mars 2012 aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent lourd sur l'avenir de l'humanité.



(5'56'' Fr) - Télécharger la vidéo (47 Mo)


(4'39'' Sp + Fr) - Télécharger la vidéo (38 Mo)

L'énergie du désespoir...
Mais qu'importe, les ressorts et les leviers pour manipuler la population sont biens connus, et toujours identiques, basés sur les soucis quotidiens de tout un chacun, et la capacité d'oubli extraordinaire du commun des mortels.
Et pour acheter les populations et les consciences, quoi de mieux que de faire miroiter argent et emplois là où une installation nucléaire doit prendre place ? Les supporters y deviendrons souvent légion. Peu importe les conséquences, les dommages collatéraux, le risque encouru. Peu importe le long terme, les générations futures...  Parmi de nombreux autres, voici un exemple au Canada, et un autre en Espagne, de petits villages à l'agonie, dont les édiles et une bonne part de la population rêvent que l'hébergement d'un site de stockage de déchets radioactifs évite à leur communauté de décliner et disparaître. Et bien entendu, on assure à tous ces gens, en plus d'une prospérité retrouvée, que tout cela ne peut présenter aucun risque, en aucun cas... En tous cas, de l'avis de chômeurs du village Espagnol, "il vaut mieux mourir du nucléaire le ventre plein, que mourir de faim sans lui !" 

Quelle sera donc la solution finale, existera-t-elle un jour ?



(1h15'15'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (291 Mo)

Into Eternity - Onkalo
"Au Nord de la Finlande, Onkalo est la première installation de stockage de déchets nucléaires conçue pour durer 100.000 ans. S'adressant aux générations futures, ce documentaire de Michael Madsen en forme de film de science-fiction montre ces travaux gigantesques - cinq kilomètres de galeries plongeant 500 mètres sous terre - et pose la problématique de l'élimination des déchets radioactifs sous l'angle de la temporalité. Impliquant une responsabilité millénaire, celle-ci nous oblige à adopter une autre échelle de durée."

Mais quel crédit accorder finalement à ces sages paroles, quand on constate que sur tous les continents, tout ce qui importe ce sont les bénéfices immédiats, la rentabilité (quand ce n'est pas la survie) à court terme, et que les problèmes, "il sera bien temps d'y penser dans 100 ans, quand on sera plus intelligents et plus à même de les résoudre" ??


(19'52'' Fr) - Télécharger la vidéo (136 Mo)

Déchets radioactifs : peut-on les stocker sans danger ?
Je vous engage pour clore le thème d'Onkalo à visionner cette vidéo de Terre.tv, qui vous propose pour commencer un reportage sur le site de stockage de Soulaines en France, et surtout à partir de 16'30" une interview de Michael Madsen, à propos du projet Onkalo.
Écoutez ce qu'il pense finalement de ce projet, s'il fonctionne comme prévu...


(11'15'' Fr) - Télécharger la vidéo (75 Mo)

A Bure, le nucléaire touche le fond ... 
A la frontière entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne se situe le laboratoire souterrain de Bure, creusé à 490m sous terre. Son objectif ? Tester la roche et les moyens de confinement pour le stockage des déchets radioactifs de longue durée, de haute et moyenne activité.
L'Andra (Agence Nationale pour la Gestion des déchets radioactifs), qui est en charge du projet, l'assure : ce laboratoire n'accueillera aucun déchets radioactifs. Pourtant, ce qui ne devait rester qu'un projet expérimental pourrait bien déboucher sur le stockage effectif des déchets, à quelques kilomètres de l'actuel laboratoire...



L’ASN accuse Areva de "lacunes sérieuses" à La Hague
Pour la troisième fois en moins d’un an, l'usine de retraitement de déchets nucléaires Areva de Beaumont-Hague (Manche) a été mise en demeure par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En cause, ce lundi 28 janvier, Areva doit respecter la réglementation pour 60 équipements "dont certains contiennent des niveaux très élevés de radioactivité". 

Lire la suite sur le site de L'Usine Nouvelle

Pour aller plus loin :

L'ANDRA possède une chaîne Dailymotion, et a également investi tout récemment YouTube.
Vous y trouverez de nombreuses vidéos, comme par exemple :
 - La gestion des déchets radioactifs en France (14'08'' Fr) - Télécharger la vidéo (79 Mo)
 - Histoire de l'Andra (19'42'' Fr) - Télécharger la vidéo (112 Mo)

Idem pour AREVA

Jetez également un œil à la rubrique "Docs", où j'ai ajouté quelques PDF.


Sources de mes traductions :
Nuclear Power's 70th Anniversary: Then and Now
Nuclear Waste: The Gift That Keeps on Giving..
Can The Humans Find a Way to Store Nuclear Waste?

mercredi 23 janvier 2013

De retour

.. après plus de deux semaines sans accès Internet, c'est long  :/

J'en profite pour souhaiter une bonne année aux lecteurs de ces quelques lignes.
Malheureusement, au chapitre du nucléaire, ça ne semble pas très bien parti.
Il y a les effets de la catastrophe de Fukushima, qui sur le terrain persistent à ne pas vouloir disparaître comme ils le font par contre du champ de la conscience de nombreux Japonais, mais continuent et vont continuer à s'étendre dans l''espace et dans la durée.
Et voilà qu'on nous ressort les "terroristes islamistes", si commodes sur tous les continents pour expliquer et justifier auprès du bon peuple ce qu'il doit bien se mettre dans la tête... Cette fois, c'est le Mali, voisin du Niger, cela ne vous dit rien ?

Sinon, deux petites modifications : remaniement de la version Anglaise de l'onglet "Contact et note légale" (Merci à Eyael) et ajout de l'onglet "Docs", qui comme son nom l'indique, regroupera divers documents plutôt textuels.

A bientôt..

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Fukushima - Que savaient-ils et quand ? - A. Gundersen 11.03.13 from Kna60 on Vimeo.